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	<title>JOANIE ROBICHAUD</title>
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	<description>Pour des r&#233;seaux aussi sociables que les Gasp&#233;siens!</description>
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		<title>10 podcasts en lien avec la Gaspésie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 12:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici 10 podcasts qui ont un lien avec la Gaspésie : 1 &#8211; En Gaspésie avec Joanie Impossible de passer sous silence mon balado En Gaspésie avec Joanie. Dans chaque épisode, je reçois des invité·e·s qui sont lié·e·s à la Gaspésie afin de parler de leur rapport avec la région, mais aussi, de leur parcours [&#8230;]</p>
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									<p>Voici 10 podcasts qui ont un lien avec la Gaspésie :</p><h2>1 &#8211; En Gaspésie avec Joanie</h2><p>Impossible de passer sous silence mon balado <a href="https://joanierobichaud.com/balado/" target="_blank" rel="noopener">En Gaspésie avec Joanie</a>. Dans chaque épisode, je reçois des invité·e·s qui sont lié·e·s à la Gaspésie afin de parler de leur rapport avec la région, mais aussi, de leur parcours professionnel ou personnel. C&rsquo;est un podcast actuel pour parler de la vie en Gaspésie, tout en célébrant notre identité gaspésienne.</p><p><a href="https://joanierobichaud.com/balado/" target="_blank" rel="noopener">Écouter En Gaspésie avec Joanie</a></p><h2>2 &#8211; Les 2 pieds dans le ruisseau</h2><p>Animé par Martin Zibeau et Mathieu Harton, c&rsquo;est un balado qui aborde une multitude de thématiques intéressantes et profondes. Leur façon de fonctionner est simple : ils s&rsquo;installent dans un cours d&rsquo;eau à chaque épisode pour échanger avec leur invité. Un <em>balad&rsquo;eau</em> authentique et franchement pertinent.</p><p><a href="https://www.patreon.com/Les2piedsdansleruisseau" target="_blank" rel="noopener">Écouter Les 2 pieds dans le ruisseau</a></p><h2>3 &#8211; Femmes et politique</h2><p>C&rsquo;est sur sa chaine de balados Autour de la table que la Table de concertation féministe Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a lancé le balado Femmes et politique. Animés par Léa Blouin-Rodrigue, les épisodes donnent la parole à des femmes gaspésiennes du milieu politique. Une belle façon de découvrir l&rsquo;envers du décor. La Table de concertation féministe Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a aussi mis en ligne le balado (Dé)chargées à propos de la charge mentale des femmes.</p><p><a href="https://podcast.ausha.co/autour-de-la-table" target="_blank" rel="noopener">Écouter la chaîne Autour de la table</a></p><h2>4- La Classe Affaires BDC</h2><p>Mené par les MRC de Bonaventure et Avignon, le balado La Classe Affaire Baie-des-Chaleurs met en lumière des gens d&rsquo;affaires de la région. Animé par Sébastien Gallant de CIEU FM, le balado est aussi coanimé par des entrepreneur·euse·s du coin (dont moi!). On y parle de sujets tous plus intéressants les uns que les autres: entreprendre en région, conciliation travail-famille, entrepreneuriat intergénérationnel et plus encore.</p><p><a href="https://laclasseaffaires.ca/" target="_blank" rel="noopener">Écouter La Classe Affaires Baie-des-Chaleurs</a></p><h2>5 &#8211; Au bout de soi</h2><p>Animé de main de maître par Caroline Farley, aussi animatrice à Radio-Gaspésie, Au bout de soi est un balado intime et rempli d&rsquo;humanité. À travers ses échanges avec ses invité·e·s, Caroline récolte des témoignages sincères et touchants, qui nous permettent de découvrir de beaux humains.</p><p><a href="https://www.auboutdesoi.ca/balado" target="_blank" rel="noopener">Écouter Au bout de soi</a></p><h2>6 &#8211; Mawiomi Podcast</h2><p>La Gaspésie est située sur le territoire du Gespe&rsquo;gewa&rsquo;gi, mais est-ce qu&rsquo;on sait vraiment ce qui se passe dans les communautés mi&rsquo;gmaq de la région? Ce balado, c&rsquo;est exactement ça : des conversations honnêtes avec des gens de la communauté sur l&rsquo;économie, la gouvernance et les projets qui se bâtissent ici. Rafraîchissant de transparence.</p><p><a href="https://podcasts.apple.com/ca/podcast/mawiomi-podcast/id1873098397" target="_blank" rel="noopener">Écouter Mawiomi Podcast</a></p><h2>7 &#8211; Les Gaspésien·ne·s, ça mange quoi en hiver?</h2><p>Ce balado, réalisé par Télé-Gaspé en collaboration avec Marie-Ève Trudel Vibert (Les 3 sista) réunit différentes personnes autour du micro pour partager sur des sujets passionnants : les femmes et l&rsquo;écriture, la photographie, le Grand Barbouill&rsquo;Art et les festivals gaspésiens. C&rsquo;est une excellente façon d&rsquo;en apprendre plus sur la culture en Gaspésie. Saurez-vous deviner à quel épisode j&rsquo;ai participé?</p><p><a href="https://telegaspe.ca/category/les-gaspesien-ne-s-ca-mange-quoi-en-hiver/" target="_blank" rel="noopener">Écouter Les Gaspésien·ne·s, ça mange quoi en hiver?</a></p><h2>8 &#8211; Prendre l&rsquo;air et la chanson</h2><p>Lors de mon dernier passage à Petite-Vallée, j&rsquo;ai été charmée par le parcours audio et la série de balado en lien avec l&rsquo;histoire du village. En plus de découvrir des lieux historiques de ce village iconique du côté nord de la Gaspésie, on en vient à comprendre pourquoi il y a autant de musicien·ne·s à Petite-Vallée. Faire briller le territoire grâce à la culture, pour moi, c&rsquo;est un gros oui.</p><p><a href="https://festivalenchanson.com/prendre-lair-et-la-chanson/" target="_blank" rel="noopener">Écouter Prendre l&rsquo;air et la chanson</a></p><h2>9 &#8211; Jeter l&rsquo;ancre</h2><p>Réalisé par Place aux jeunes en région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, ce balado propose deux saisons différentes. La saison 1 aborde des sujets typiques à la région (les plages, les cantines, l&rsquo;exil, le sentiment d&rsquo;appartenance), alors que la saison 2 suit des jeunes qui ont choisi d&rsquo;habiter leur région (comme moi!). À écouter pour se laisser inspirer&#8230; et faire entrer de l&rsquo;air salin chez vous.</p><p><a href="https://open.spotify.com/show/34VxxItnqRWulpFePjo48u" target="_blank" rel="noopener">Écouter Jeter l&rsquo;ancre</a></p><h2>10 &#8211; Il était une fois dans l&rsquo;Est</h2><p>La réputation du conteur Patrick Dubois n&rsquo;est plus à faire. L&rsquo;artiste derrière le spectacle La Petite Grève (présenté tous les étés à Carleton-sur-Mer depuis plus de 10 ans) propose ici des épisodes pour mieux comprendre son métier, mais aussi les histoires qu&rsquo;il partage. Un balado qui s&rsquo;écoute comme on s&rsquo;installe devant un bon film.</p><p><a href="https://lapetitegreve.com/balado-il-etait-une-fois-dans-lest/" target="_blank" rel="noopener">Écouter Il était une fois dans l&rsquo;Est</a></p>								</div>
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									<p>Évidemment, il existe plusieurs autres balados en lien avec la Gaspésie. C&rsquo;est ce qui est formidable avec les podcasts, c&rsquo;est que c&rsquo;est de plus en plus accessible. Si tu as envie, tu peux <a href="https://joanierobichaud.com/contact/">m&rsquo;écrire</a> pour me partager ton balado gaspésien préféré. Comme je dis souvent, si c&rsquo;est en lien avec la Gaspésie, je me dois de l&rsquo;écouter!</p>								</div>
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		<title>Quels formats utiliser sur Instagram en 2026?</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/formats-visuels-instagram-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 14:17:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[formats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article, je fais le point sur les formats visuels à privilégier sur Instagram cette année. Je te partage mes trucs et mes façons de faire, mais aussi les erreurs faciles à éviter. Instagram en 2026: la verticale prend toute la place Instagram a toujours été une plateforme très visuelle, mais en 2026, l&#8217;espace [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3377" class="elementor elementor-3377" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Dans cet article, je fais le point sur les formats visuels à privilégier sur Instagram cette année.</p><p>Je te partage mes trucs et mes façons de faire, mais aussi les erreurs faciles à éviter.</p>								</div>
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									<h2>Instagram en 2026: la verticale prend toute la place</h2>								</div>
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									<p>Instagram a toujours été une plateforme très visuelle, mais en 2026, l&rsquo;espace qu&rsquo;occupe ton contenu dans le fil être important à considérer.</p>								</div>
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									<h3>Images publiées dans le fil Instagram</h3>								</div>
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									<p>Le format vertical est le plus efficace avec Instagram. Un <strong>ratio de 3:4, soit 1080 px par 1440 px</strong> est le format optimal. Il t&rsquo;assure que l&rsquo;aperçu qui s&rsquo;affichera sur ton profil sera bien affiché. C&rsquo;est particulièrement important d&rsquo;y porter attention si tu publies un carrousel de plusieurs photos. C&rsquo;est le ratio de la première image qui dictera le format des suivantes.</p>
<p><strong>Attention</strong> : je n&rsquo;utilise pas le format de base suggéré par Canva (1080 px X 1350 px) puisqu&rsquo;il n&rsquo;est pas optimal avec le nouveau ratio.&nbsp;</p>
<p>Respecter les ratios permet non seulement de remplir l&rsquo;écran du téléphone, mais d&rsquo;assurer la cohérence dans tes visuels. Tous les formats sont acceptés sur Instagram, mais je te partage celui qui fonctionne le mieux et que j&rsquo;utilise.</p>
<p>Même pour des carrousels sans coupure (<em>seamless carrousel</em>), le format vertical est à privilégier. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;outil <em>Image Splitter</em> dans Canva est un incontournable pour réussir des carrousels parfaitement alignés.</p>								</div>
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									<h3>Format des stories et Reels sur Instagram</h3>								</div>
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									<p>C&rsquo;est probablement le format qui s&rsquo;est le moins transformé avec le temps. Tant pour les stories que pour les Reels, le <strong>ratio 9:16</strong> est à utiliser. On parle donc de <strong>1080 x par 1920 px</strong>. Dans ce cas-ci, les formats Canva sont adaptés.</p><p>Les Reels sur Instagram sont limités à 90 secondes et les sous-titres devraient toujours être ajoutés. Il est aussi important de garder les zones d&rsquo;interface : le nom de ton compte (dans le haut), la légende (dans le bas) et les icônes de réactions (à droite). Les sous-titres et le texte ajouté à la vidéo devraient donc être centrés ou légèrement en bas du centre.</p>								</div>
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									<h2>Publier avec intention, mais toujours correctement</h2>								</div>
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									<p>Instagram s&rsquo;est transformé avec le temps, mais demeure un réseau puissant pour raconter des histoires et connecter avec ton audience. </p><p>Est-ce que ça veut dire que tout devrait être parfait au pixel près? Non. Mais comprendre les formats qui fonctionnent, c&rsquo;est une base. Et c&rsquo;est ce qui fait la différence quand on bâtit une image de marque.</p>								</div>
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									<p><a href="https://joanierobichaud.com/formats-visuels-facebook-2026/">En savoir sur les formats à privilégier sur Facebook</a></p>								</div>
				</div>
					</div>
				</div>
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		<title>Quels formats utiliser sur Facebook en 2026?</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/formats-visuels-facebook-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 23:16:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[facebook]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article, je fais le point sur les formats que je privilégie quand je travaille avec Facebook. Tu trouveras ici des recommandations claires, pensées pour t&#8217;aider à optimiser ton contenu. Les bons formats visuels à utiliser avec Facebook Facebook est encore aujourd&#8217;hui l&#8217;une des plateformes les plus polyvalentes et, surtout, les plus utilisées. C&#8217;est [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/formats-visuels-facebook-2026/">Quels formats utiliser sur Facebook en 2026?</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3353" class="elementor elementor-3353" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Dans cet article, je fais le point sur les formats que je privilégie quand je travaille avec Facebook.</p><p>Tu trouveras ici des recommandations claires, pensées pour t&rsquo;aider à optimiser ton contenu.</p>								</div>
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									<h2>Les bons formats visuels à utiliser avec Facebook</h2>								</div>
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									<p>Facebook est encore aujourd&rsquo;hui l&rsquo;une des plateformes les plus polyvalentes et, surtout, les plus utilisées. C&rsquo;est pourquoi il est primordial de connaître les bonnes pratiques.</p>								</div>
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									<h3>Image publiée dans le fil Facebook</h3>								</div>
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									<p>Il n&rsquo;existe pas de format universel optimal à la fois pour la consultation sur mobile et sur bureau. Je privilégie toujours un format vertical pour les images que je publie sur Facebook. Pourquoi? Parce que la majorité des gens consultent la plateforme en format mobile. Une image verticale va donc remplir l&rsquo;écran du téléphone.</p><p><strong>Attention</strong> : je n&rsquo;utilise jamais le format proposé par Canva pour des publications Facebook, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un format horizontal (à éviter).</p><p>Un ratio 4:5 est à privilégier, soit <strong>1080 par 1350 pixels</strong>. Sache toutefois que Facebook rajoutera de la couleur autour de ton image, pour les gens qui consultent la plateforme sur bureau. Ce sera des bandes noires ou une couleur dérivée de ton visuel.</p><p>Cependant, <strong>si tu prévois faire de la publicité</strong>, <a href="https://www.facebook.com/business/ads-guide/update/image?content_id=3Ezss5mHaes4uH6&amp;ref=sem_smb&amp;utm_term=format%20publicit%C3%A9%20facebook&amp;gclid=Cj0KCQiAgvPKBhCxARIsAOlK_EpePK_P2dKZfeoR1wEzMEvbdrY3ethuFngAU8n6YAHoGxk7H2jZ2gcaAvqTEALw_wcB&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22304143347&amp;gbraid=0AAAAACr-yC_f_fYFGLS2JqLge77k1J61X" target="_blank" rel="noopener">Facebook recommande</a> plutôt d&rsquo;y aller en <strong>1440 px par 1800 px</strong>. Si tu prévois faire une publication avec un appel à l&rsquo;action, Facebook redimensionnera automatiquement ton image en format carré.</p>								</div>
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									<h3>Images publiées sous forme de carrousel</h3>								</div>
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									<p>Si tu souhaites partager plusieurs images dans une même publication sur Facebook, la plateforme affichera le tout sous forme d&rsquo;album photo, semblable à un carrousel. Garde en tête que, selon le nombre de photos que tu publies simultanément, Facebook positionnera les images d&rsquo;aperçu de différentes façons, surtout si leur format n&rsquo;est pas uniforme.</p><p>En général, j&rsquo;utilise toujours des images en format carré, avec <strong>un ratio de 1:1</strong>, soit <strong>1080 par 1080 pixels</strong>. Ça m&rsquo;assure que l&rsquo;aperçu des images, que sera visible dans le fil Facebook, ne sera pas coupé par la plateforme. C&rsquo;est hyper important si tes images contiennent du texte.</p><p>Ici aussi, <strong>si tu prévois faire de la publicité</strong>, <a href="https://www.facebook.com/business/ads-guide/update/image?content_id=3Ezss5mHaes4uH6&amp;ref=sem_smb&amp;utm_term=format%20publicit%C3%A9%20facebook&amp;gclid=Cj0KCQiAgvPKBhCxARIsAOlK_EpePK_P2dKZfeoR1wEzMEvbdrY3ethuFngAU8n6YAHoGxk7H2jZ2gcaAvqTEALw_wcB&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22304143347&amp;gbraid=0AAAAACr-yC_f_fYFGLS2JqLge77k1J61X" target="_blank" rel="noopener">Facebook recommande</a> d&rsquo;y aller avec une résolution un peu plus grande : <strong>1440 px par 1440 px.</strong> Si tu veux faire des carrousels publicitaires, c&rsquo;est aussi le ratio carré que tu devras utiliser.</p><p>C&rsquo;est un format que j&rsquo;aime beaucoup, car il prolonge le temps d&rsquo;attention, ce qui envoie un bon signal à l&rsquo;algorithme.</p>								</div>
				</div>
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									<h3>Vidéo publiée sous forme de Reel</h3>								</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Depuis 2025, il est désormais impossible de publier de courtes vidéos (moins de 90 secondes) en format horizontal. <strong>Le format vertical (que Facebook appelle un Reel) est à utiliser</strong>.</p><p>On parle d&rsquo;un ratio <strong>16:9, soit de 1080 px par 1920</strong>. Facebook, comme la plupart des réseaux sociaux, veut que tu consultes le contenu sur sa plateforme. Un lien vers une vidéo externe (ex: YouTube) est à proscrire, puisque l&rsquo;algorithme ne le privilégiera pas. </p><p>Ça veut donc dire que toutes les publicités que tu filmes devraient être pensées en format vertical, sauf si tu prévois faire des placements en télévision ou sur YouTube. En bref, le format vertical domine.</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Encore une fois, le rendu et l&rsquo;aperçu en version mobile sera différent de la version bureau. J&rsquo;optimise toujours pour la version mobile, histoire d&rsquo;être optimale pour le plus de gens possible. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs possible de personnaliser l&rsquo;aperçu, soit en utilisant une photo différente ou bien en choisissant directement un extrait de ta vidéo.</p>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<h2>Choisir les bons formats, c&rsquo;est la base.</h2>								</div>
				</div>
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				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Publier sur Facebook demande plus que de simplement mettre du contenu en ligne. Les bons formats, les bons ratios et la bonne durée, ce sont des outils de base, qui ne remplace pas une stratégie d&rsquo;utilisation des réseaux sociaux. <a href="https://joanierobichaud.com/services/">Si tu n&rsquo;as pas de stratégie, je peux t&rsquo;aider avec ça</a>.</p><p>En 2026, Facebook reste une plateforme ultra puissante, surtout dans nos petites communautés locales ou régionales. Encore faut-il s&rsquo;y présenter correctement.</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-504869b elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="504869b" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><a href="https://joanierobichaud.com/formats-visuels-instagram-2026/">En apprendre plus sur les formats à privilégier sur Instagram.</a></p>								</div>
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		<title>Découvre ce café lumineux en bord de mer en Gaspésie</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/a-decouvrir-cafe-lumineux-bord-de-mer-gaspesie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 18:24:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre Caplan et Saint-Siméon-de-Bonaventure, en plein coeur de la Baie-des-Chaleurs, se trouve un ancien havre de pêche a retrouvé une nouvelle vie. La Rassembleuse, c&#8217;est un café festif, avec une vue imprenable sur la mer. Dès qu’on entre sur place, la luminosité nous frappe. Les grandes fenêtres donnent directement sur la baie, les tables sont [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="452" data-end="649">Entre Caplan et Saint-Siméon-de-Bonaventure, en plein coeur de la Baie-des-Chaleurs, se trouve un ancien havre de pêche a retrouvé une nouvelle vie. <a href="https://www.la-rassembleuse.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong data-start="563" data-end="582">La Rassembleuse</strong></a>, c&rsquo;est un café festif, avec une vue imprenable sur la mer.</p>
<p data-start="651" data-end="976">Dès qu’on entre sur place, la luminosité nous frappe. Les grandes fenêtres donnent directement sur la baie, les tables sont bien placées. Tout est simple, accueillant. On sent que chaque détail a été pensé pour qu’on se sente bien. Que tu sois là pour travailler, jaser ou simplement prendre un moment, t’es à la bonne place.</p>
<p data-start="651" data-end="976">J&rsquo;y suis allée avec mes enfants et on a vraiment adoré la <em>vibe</em> de l&rsquo;endroit!</p>
<p data-start="978" data-end="1191">Et ce n’est pas juste beau : c’est bon. On y sert du café de qualité, des viennoiseries, des repas et des collations faites maison. La majorité des ingrédients viennent d’ici. Tout est préparé avec soin, et ça goûte le vrai.</p>
<p data-start="978" data-end="1191">Au fond, des grands divans moelleux nous accueillent. L&rsquo;idéal pour relaxer, laisser le temps s&rsquo;étirer. À l&rsquo;avant, la terrasse permet de profiter du soleil.</p>
<p data-start="1444" data-end="1618">La Rassembleuse, c’est un lieu de passage, oui, mais aussi un lieu d’attachement. C’est l’exemple parfait de ce qu’on peut créer quand on croit à la force des petits milieux.</p>
<p data-start="1444" data-end="1618">C&rsquo;est aussi l&rsquo;endroit idéal pour t&rsquo;installer pour télétravailler. Bref, un <em>must</em> à visiter dans la Baie-des-Chaleurs!</p>
<blockquote style="max-width: 605px; min-width: 325px;" cite="https://www.tiktok.com/@joanie.gaspesie/video/7520734611111005445" data-video-id="7520734611111005445">
<section><a title="@joanie.gaspesie" href="https://www.tiktok.com/@joanie.gaspesie?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">@joanie.gaspesie</a> Gros coup de coeur pour La Rassembleuse 🫶 L’endroit est magnifique, le menu est incroyable, les proprios sont hyper sympas 🤍 Le genre d’endroit parfait pour aller télétravailler ou pour relaxer, tout simplement. J’adore voir des endroits que j’ai connus dans mon enfance revivre autrement ✨ <a title="gaspésie" href="https://www.tiktok.com/tag/gasp%C3%A9sie?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#gaspésie</a> <a title="coupdecoeur" href="https://www.tiktok.com/tag/coupdecoeur?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#coupdecoeur</a> <a title="vacances" href="https://www.tiktok.com/tag/vacances?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#vacances</a> <a title="baiedeschaleurs" href="https://www.tiktok.com/tag/baiedeschaleurs?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#baiedeschaleurs</a> <a title="café" href="https://www.tiktok.com/tag/caf%C3%A9?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#café</a> <a title="été" href="https://www.tiktok.com/tag/%C3%A9t%C3%A9?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#été</a> <a title="relax" href="https://www.tiktok.com/tag/relax?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#relax</a> <a title="vivreengaspesie" href="https://www.tiktok.com/tag/vivreengaspesie?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#vivreengaspesie</a> <a title="summervibe" href="https://www.tiktok.com/tag/summervibe?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#summervibe</a> <a title="gaspesiejetaime" href="https://www.tiktok.com/tag/gaspesiejetaime?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#gaspesiejetaime</a> <a title="vacances" href="https://www.tiktok.com/tag/vacances?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#vacances</a> <a title="summer" href="https://www.tiktok.com/tag/summer?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#summer</a> <a title="tourisme" href="https://www.tiktok.com/tag/tourisme?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#tourisme</a> <a title="gaspesienne" href="https://www.tiktok.com/tag/gaspesienne?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#gaspesienne</a> <a title="tourism" href="https://www.tiktok.com/tag/tourism?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#tourism</a> <a title="♬ Vlog - Soft boy" href="https://www.tiktok.com/music/Vlog-7152796746278504449?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">♬ Vlog &#8211; Soft boy</a></section>
</blockquote>
<p><a href="https://www.la-rassembleuse.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong>La Rassembleuse</strong></a><br />
500, chemin de la Plage-du-Ruisseau<br />
Caplan, Québec</p>
<p><em>Ouvert du printemps à la fin septembre.</em></p>
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		<title>Antonine Maillet et la revanche de l&#8217;Acadie</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/antonine-maillet-et-la-revanche-de-lacadie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 20:49:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Joanie Robichaud Texte rédigé à l’automne 2011, dans le cadre d’un cours universitaire en journalisme Avec un livre publié au début du mois, Antonine Maillet est encore présente dans le paysage littéraire québécois et compte bien y rester. Portrait d’une femme qui a touché la gloire en exploitant le folklore acadien. Antonine Maillet est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Joanie Robichaud</strong></p>
<p><em>Texte rédigé à l’automne 2011, dans le cadre d’un cours universitaire en journalisme</em></p>
<h4>Avec un livre publié au début du mois, Antonine Maillet est encore présente dans le paysage littéraire québécois et compte bien y rester. Portrait d’une femme qui a touché la gloire en exploitant le folklore acadien.</h4>
<p>Antonine Maillet est née le 10 mai 1929 à Bouctouche au Nouveau-Brunswick, à 50 km au nord de la ville de Moncton. Sa famille est peu touchée par la crise financière de l’époque, notamment parce que ses deux parents sont maîtres d’école. La jeune fille est influencée par le climat de société, alors que la Deuxième Guerre mondiale est déclarée lorsqu’elle a dix ans. « C’était une époque assez trouble, assez difficile, mais en même temps très enthousiasmante! S’il y a une guerre, c’est qu’on veut la gagner. Je jouais à la guerre moi. Pas seulement je jouais à la guerre, je jouais aux vainqueurs! », explique Antonine Maillet. De cette époque, l’auteure en fait plusieurs analyses. « J’ai toujours été une optimiste et je me demande si ce n’est pas dû au fait que tout de suite, on me classait dans la catégorie de ceux qui devaient gagner ». Antonine Maillet n’a pas peur de se classer parmi les grands, elle qui, paradoxalement, mesure à peine 5 pieds.</p>
<p>Le fait de venir d’une famille relativement aisée – ils avaient une servante – permet à la jeune fille de baigner dans un climat intellectuel au-dessus la moyenne. Ses parents, fiers nationalistes, ont nécessairement influencé son choix de carrière. « Ils croyaient dans la qualité, la vertu, de notre culture et notre langue. Ils me prêchaient toujours qu’il n’avait pas de honte à être francophone », affirme l’auteure. Le milieu bilingue dans lequel elle a grandi a forgé son caractère, puisque le gouvernement de l’époque était contrôlé par des anglophones. « Par contre, à côté de ça, moi je me faisais dire à la maison que notre langue est la plus belle, que notre culture est la plus grande, explique Antonine Maillet, […] J’étais dans un paradoxe. Et pour ces raisons-là, je me battais […] avec ce qu’on avait de mieux que je croyais, qui était la culture et la langue. C’est pour ça que je suis devenue écrivaine. »</p>
<p>Confortablement installée au creux de son fauteuil beige, l’écrivaine raconte sa vie comme elle raconte une histoire. La tradition orale est sa plus grande force et elle s’avance sur le rebord de sa chaise alors qu’elle raconte une pièce de théâtre inventée lorsque qu’elle était encore enfant. Cette caractéristique lui vient probablement de ses ancêtres acadiens, lesquels apparaissent dans la majorité de ses écrits. De sa thèse de doctorat intitulée Rabelais et les traditions populaires en Acadie, à l’histoire de Pélagie-la-Charrette ou de La Sagouine, Antonine Maillet utilise l’Acadie comme base de son œuvre. De son propre aveu, l’enfance est un moment déterminant de sa vie, d’où elle puise son imagination pour créer les personnages de ses romans et de ses pièces de théâtre.</p>
<p>« C’est l’enfant qui se nourrit du monde et qui se fait son univers. Et tout ce qu’il fera plus tard sortira de cet univers-là », explique Antonine Maillet en paraphrasant Goethe, écrivain allemand. « Sa force, c’est que la vie, l’univers, c’est un jeu pour elle. Elle s’amuse à écrire et à refaire le monde », affirme la réalisatrice Ginette Pellerin, qui a travaillé avec l’écrivaine pour le documentaire Antonine Maillet, <a href="https://www.onf.ca/film/antonine_maillet_les_possibles_sont_infinis/" target="_blank" rel="noopener">Les possibles sont infinis</a>, sorti en 2009. C’est d’ailleurs ce qui ressort d’une rencontre avec Antonine Maillet. L’écrivaine, malgré ses 82 ans, est demeurée une petite fille à l&rsquo;intérieur. Pas étonnant qu’elle ait donné son accord, en 1992, pour l’ouverture du parc thématique Le Pays de la Sagouin, situé à Bouctouche. Si elle s’inspire essentiellement de ses expériences de jeunesse et des gens qu’elle côtoyait, certaines de ses œuvres prennent racine alors qu’elle vit dans la congrégation religieuse Notre-Dame-du-Sacré-Cœur sous le nom de Sœur Marie Grégoire. C’est durant ces années de vie religieuse qu’elle publie son premier roman, Pointe-aux-Coques, en 1958. Elle décide, par la suite, de devenir professeure de littérature, afin de pouvoir se consacrer à sa passion : l’écriture.</p>
<p>Le téléphone sonne deux fois durant l’entrevue. Son plus récent roman, L’Albatros, a été lancé au début du mois d’octobre et les demandes d’entrevues abondent. L’écrivaine et dramaturge a plus de cinquante œuvres à son actif et lorsqu’elle aborde le sujet de ses innombrables hommages – elle possède, entre autres, 31 doctorats honorifiques —, Antonine Maillet avoue que certains sont plus importants que d’autres. Bien que la rue où elle habite porte son nom depuis 1979, elle préfère les hommages reliés à la littérature, l’éducation et les enfants. Toutefois, Antonine Maillet aime les honneurs, même si elle fait attention de ne pas trop le démontrer. « Quand j’ai été nommée Compagnon [de l’Ordre du Canada], à l’occasion de Pélagie, ça m’a touchée parce que c’est le top », explique celle qui a été la première femme nommée chancelière de l’Université de Moncton. Pélagie-la-Charrette a également fait d’Antonine Maillet, en 1979, la première personne hors de la France à recevoir le prix Goncourt. Dans le documentaire de Ginette Pellerin, Antonine Maillet explique d’ailleurs avoir été boudé, à l’époque, par le milieu littéraire du Québec puisqu’elle était une Acadienne plutôt qu’une Québécoise. À ce jour, elle est la seule personne ayant ramené ce prix au Canada.</p>
<p>Antonine Maillet s’est installée à Montréal en 1974, année où elle a acheté une maison dans Outremont. « Je r’trouvais Bouctouche dans ma rue! » avoue-t-elle à propos du quartier tranquille où elle réside. L’auteure, qui habite toujours la même maison aujourd’hui, aime la métropole québécoise, bien qu’elle possède également une maison à Bouctouche. « Probablement que j’aime Montréal parce que je peux la quitter. Je sais que je ne suis pas prisonnière à Montréal. […] Et c’est ça qui fait que je suis bien ici », raconte l’écrivaine. Il aurait d’ailleurs été difficile d’obtenir un succès comme le sien en demeurant dans son Acadie natale, l’essentiel de la culture francophone des années 1970 étant à Montréal.</p>
<p>La Sagouine, pièce de théâtre parue en 1971, a d’abord été jouée à Moncton avant de s’emparer de la scène du Théâtre du Rideau vert, à Montréal, en 1972, dans la foulée des œuvres populaires de l’époque. Après Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay, jouée pour la première fois en 1968, le public est de plus en plus réceptif à des œuvres écrites en langue populaire. Si le public aime le travail d’Antonine Maillet, les deux fondatrices du Théâtre du Rideau vert, Mercedes Palomino et Yvette Brind’amour l’aiment davantage. Dès lors, Antonine Maillet devient l’une des auteures principales du théâtre et la quasi-totalité de ses pièces y sera jouée, bonnes et moins bonnes.<br />
Habituellement très pudique sur sa vie privée, l’écrivaine a confié à Ginette Pellerin, lors du tournage du documentaire sur sa vie, avoir éprouvé un grand amour pour sa collègue Mercedes Palomino, décédée en 2006. « Notre but était d’aller chercher des informations inédites sur Antonine Maillet, explique Ginette Pellerin à ce sujet. On lui a dit au départ qu’on ne voulait pas d’Antonine Maillet qui radote comme elle le fait dans la plupart des entrevues et elle a embarqué. » Peu de personnalités publiques féminines ont d’ailleurs ouvertement parlé de leur homosexualité au Québec et le sujet reste encore tabou aujourd’hui.</p>
<p>Difficile de trouver des gens pour parler en toute honnêteté d’Antonine Maillet. En effet, l’écrivaine et dramaturge est réputée pour son caractère dominant. Petite, ce trait de caractère ressortait déjà avoue l’écrivaine. « Son entêtement et son immense imagination lui ont donné la place qu’elle a aujourd’hui dans la littérature francophone mondiale », affirme Ginette Pellerin. Après toutes ces années de création, Antonine Maillet aime toujours autant son métier et s’inspire plus que jamais de l’Acadie, comme le démontre son nouveau roman. « Je suis une Acadienne qui habite Montréal. J’n’écris pas comme une Montréalaise. Ma langue est acadienne. Mon esprit et mon univers aussi », conclut-elle.</p>
<p>[Antonine Maillet est décédée le 17 février 2025, à Montréal, à l&rsquo;âge de 95 ans.]</p>
<h2>Antonine Maillet en sept dates</h2>
<p><strong>10 mai 1929</strong><br />
Naissance à Bouctouche, dans le comté de Kent, au Nouveau-Brunswick, en plein cœur de l’Acadie.</p>
<p><strong>1958</strong><br />
Publication de son premier roman Pointe-aux-Coques, pour lequel elle recevra en 1962 le Prix Champlain.</p>
<p><strong>8 mars 1972</strong><br />
Première montréalaise de la pièce La Sagouine, qui fait connaître la dramaturge au Québec.</p>
<p><strong>19 novembre 1979</strong><br />
Antonine Maillet devient la première personne à sortir le prix Goncourt de la France pour son roman Pélagie-la-Charrette.</p>
<p><strong>1989</strong><br />
Antonine Maillet devient la première femme à être nommée chancelière de l’Université de Moncton. Elle restera en poste jusqu’en 2000.</p>
<p><strong>18 avril 2006</strong><br />
Décès de Mercedes Palomino, à qui elle a voué un très grand amour.</p>
<p><strong>17 février 2025</strong><br />
Décès d&rsquo;Antonine Maillet, à Montréal.</p>
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		<item>
		<title>Comment écouter le balado EN GASPÉSIE AVEC JOANIE?</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/comment-ecouter-le-balado-en-gaspesie-avec-joanie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 17:03:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://joanierobichaud.com/?p=2926</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le balado EN GASPÉSIE AVEC JOANIE est disponible à plusieurs endroits, si tu veux l&#8217;écouter. Voici la marche à suivre pour y parvenir : Spotify Sur ton téléphone cellulaire, tu dois télécharger l&#8217;application Spotify (c&#8217;est gratuit, sauf si tu choisis d&#8217;augmenter ton forfait pour la version Premium). Dans le moteur de recherche, tu peux trouver [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le balado <a href="https://joanierobichaud.com/balado/">EN GASPÉSIE AVEC JOANIE</a> est disponible à plusieurs endroits, si tu veux l&rsquo;écouter.</p>
<p>Voici la marche à suivre pour y parvenir :</p>
<h2><strong>Spotify</strong></h2>
<p>Sur ton téléphone cellulaire, tu dois télécharger l&rsquo;application <a href="https://www.spotify.com/ca-fr/download/" target="_blank" rel="noopener">Spotify</a> (c&rsquo;est gratuit, sauf si tu choisis d&rsquo;augmenter ton forfait pour la version Premium).</p>
<p>Dans le moteur de recherche, tu peux trouver mon balado EN GASPÉSIE AVEC JOANIE. Tu peux activer la cloche pour recevoir des notifications chaque fois qu&rsquo;un nouvel épisode est disponible (tu dois autoriser Spotify à t&rsquo;envoyer des notifications pour que ça fonctionne). Si le coeur t&rsquo;en dis, tu peux me laisser 5 étoiles. Ça permettra à mon balado de se démarquer.</p>
<p>Tu pourras ensuite écouter le balado dans tous tes déplacements, à partir de ton téléphone cellulaire.</p>
<h2><strong>Apple</strong></h2>
<p>Si tu possèdes un iPhone, l&rsquo;application Balados est automatiquement disponible.</p>
<p>Tu peux activer le crochet pour télécharger les épisodes lorsqu&rsquo;ils sont disponibles. Si tu veux recevoir des notifications, tu dois autoriser l&rsquo;application Balados à t&rsquo;en envoyer). Si le coeur t&rsquo;en dis, tu peux me laisser 5 étoiles et même un commentaire. Ça permettra à mon balado de se démarquer.</p>
<h2><strong>YouTube</strong></h2>
<p>Tous mes épisodes sont enregistrés et diffusés sur YouTube. Tu n&rsquo;as pas besoin d&rsquo;un compte pour y avoir accès. Tu n&rsquo;as qu&rsquo;à visiter ma chaîne YouTube: <a href="https://www.youtube.com/@joanie.gaspesie" target="_blank" rel="noopener">Joanie · Gaspésie</a>.</p>
<h2><strong>Balado Québec</strong></h2>
<p>Tu te rends sur le site Web de Balado Québec et tu peux écouter tous les épisodes direct à cet endroit. Il te faudra le faire via le site Web : <a href="https://baladoquebec.ca/en-gaspesie-avec-joanie" target="_blank" rel="noopener">Balado Québec</a>.</p>
<h2><strong>Mon site Web</strong></h2>
<p>Évidemment, tout est aussi en ligne directement dans la section <a href="https://joanierobichaud.com/balado/">Balado</a> de mon site Web. Pour chaque épisode, il y a une page dédiée avec le lien vers ma plateforme d&rsquo;hébergement et un lien vers la vidéo publiée sur YouTube.</p>
<p>Tous les épisodes sont aussi accessibles un à la suite de l&rsquo;autre dans une boîte en arrivant sur la section <a href="https://joanierobichaud.com/balado/">Balado</a>.</p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/balado/"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-2610 size-medium" src="https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-300x300.png 300w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-1024x1024.png 1024w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-150x150.png 150w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-768x768.png 768w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG.png 1080w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 8 : La fin de l&#8217;exil</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-8-la-fin-de-lexil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans cet état d’éveil que je semblais flotter, alors que j’emballais mes chaudrons dans des boîtes, entre deux tétées demandées par mon petit bébé tout neuf. Peut-être était-ce en raison du manque de sommeil qu’amène un nouveau-né ou à cette sensation que tout semblait finalement être à sa place, mais j’avais l’impression de flotter [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans cet état d’éveil que je semblais flotter, alors que j’emballais mes chaudrons dans des boîtes, entre deux tétées demandées par mon petit bébé tout neuf. Peut-être était-ce en raison du manque de sommeil qu’amène un nouveau-né ou à cette sensation que tout semblait finalement être à sa place, mais j’avais l’impression de flotter entre deux espaces temps. Pas tout à fait à Rimouski ni encore en Gaspésie.</p>
<p>Qu’importe, j’étais enfin en paix avec moi-même. Je ne quittais pas Rimouski comme j’avais quitté Montréal. J’étais partie de Montréal comme on quitte une relation toxique, comme on quitte un amant de passage : sans un au revoir ni un regard derrière soi. Je quittais plutôt Rimouski comme on met fin à une relation qui nous a fait du bien, qui nous a fait évoluer, mais qui ne nous mènera pas là où on souhaite aller. Je quittais Rimouski comme on quitte un premier amour ; avec un peu de regret, mais convaincue que d’autres possibilités existent. Et, je le savais, je reviendrais en visite. Comme on revient dans les bras d’un premier amour. Pour le confort et la familiarité.</p>
<p><strong>Un aller simple</strong></p>
<p>Juin 2019. La nuit a été courte, avec un bébé de 5 semaines. On entend l’écho dans la maison et les boîtes jonchent le sol. Pour être encore plus thématiques, c’est la journée de la Gaspésie. Partout autour de la péninsule, on s’habille en bleu. Pour notre famille, le bleu sera partout désormais, mais surtout à l’horizon.</p>
<p>Je prends la route, ce matin-là, le cœur léger. Dix années se sont écoulées depuis mon départ de la Gaspésie. Dix années d’exil, mais aussi dix années où mon identité gaspésienne n’a fait que se renforcer au fil du temps.</p>
<p>Je longe le fleuve Saint-Laurent le cœur léger et le ressac des vagues me berce doucement. Le soleil brille dans le ciel, mais surtout dans ma tête. Je quitte la mer en direction des terres. La vallée de la Matapédia m’accueille à bras ouverts. Je sillonne ses courbes en douceur et j’arrête au gré des allaitements. Pour une fois, je ne suis pas pressée. Je n’ai pas de compte à rebours avant de devoir revenir en ville. Je me laisse immerger par la beauté du paysage et j’ai un sourire en coin devant les chauffards du dimanche. Ici, personne n’est pressé. J’ai presque l’impression que mon rythme cardiaque ralentit un peu, lorsque j’arrive à l’embouchure de la rivière Restigouche, où j’aperçois le début de ma belle baie des Chaleurs.</p>
<p>En 2009, en quittant la Gaspésie pour Montréal, si on m’avait dit que je reviendrais habiter chez mes parents, à presque 30 ans et avec deux enfants, le temps que ma maison en construction soit prête, j’aurais probablement éclaté de rire.</p>
<p>En 2019, alors que je regarde tendrement le visage de ma fille dans sa coquille, par le rétroviseur de la voiture, une petite voix intérieure me confirme que l’exil est terminé. Je suis enfin de retour à la maison.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em>Qu’il est si beau mon village, se mirant dans la baie.</em><br />
<em>Est-il toujours aussi sage? Moi tu sais, j’ai changé.</em><br />
<em>C’est le miroir de mon enfance, de mes jeunes années.</em><br />
<em>Avec un peu de chance, un jour je reviendrai.</em></p>
<p style="text-align: center;">– Paul Davis</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À lire aussi</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-1-lexil/">Revenir en Gaspésie – Partie 1 : L’exil</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-2-le-deracinement/">Revenir en Gaspésie – Partie 2 : Le déracinement</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-3-le-rapprochement/">Revenir en Gaspésie – Partie 3 : Le rapprochement</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-4-la-prise-de-conscience/">Revenir en Gaspésie – Partie 4 : La prise de conscience</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-5-convaincre/">Revenir en Gaspésie – Partie 5 : Convaincre</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/">Revenir en Gaspésie – Partie 6 : Le saut dans le vide</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/">Revenir en Gaspésie – Partie 7 : Du rêve à la réalité</a></p>
<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-8-la-fin-de-lexil/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 8 : La fin de l&rsquo;exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 7 : Du rêve à la réalité</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous décidons d’adopter un discours assez vague pour justifier la vente de notre maison : nous souhaitons nous éloigner du centre-ville pour nous installer plus en campagne. La raison est simple, nous ne sommes pas prêts à en parler à tout le monde pour le moment. La vente de notre maison pourrait prendre du temps [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 7 : Du rêve à la réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous décidons d’adopter un discours assez vague pour justifier la vente de notre maison : nous souhaitons nous éloigner du centre-ville pour nous installer plus en campagne. La raison est simple, nous ne sommes pas prêts à en parler à tout le monde pour le moment. La vente de notre maison pourrait prendre du temps et tellement de choses pourraient changer que nous préférons demeurer discrets. Seuls nos amis proches et nos familles sont au courant de nos réelles démarches. Et puis, ce n’est pas vraiment un mensonge…</p>
<p><strong>Deuxième étape :</strong> acheter ou construire? Après plusieurs réflexions et de longues discussions, nous avons décidé de nous construire. C’est un projet que nous avions caressé avant d’acheter notre première maison à Rimouski, mais que nous avions dû y renoncer en raison du prix des terrains, qui ne correspondaient pas à notre budget. C’est un gros avantage en Gaspésie: les terrains peuvent être très abordables et différents incitatifs sont en place dans plusieurs municipalités pour encourager les familles à s’y installer.</p>
<p><strong>Troisième étape :</strong> choisir notre prochain milieu de vie. Parce que la Gaspésie, c’est beau et grand, il fallait choisir à quel endroit nous établir. Je suis originaire de la Baie-des-Chaleurs et mon amoureux vient de la région de Percé. J’avais eu un énorme coup de cœur pour la magnifique ville de Gaspé lors de mes études collégiales, mais ce choix signifiait beaucoup de route pour mon amoureux qui devait se rendre à l’aéroport de Québec pour aller travailler dans le Nord. Mes parents étant plus près de la retraite que mes beaux-parents, leur proximité serait un atout important pour la maman soloparentale que je suis. Ainsi, tranquillement, l’idée de revenir dans la Baie-des-Chaleurs s’est installée au creux de moi, alors que je m’étais toujours dit que je n’y reviendrais jamais. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais…</p>
<p>Nous avions quelques municipalités coup de cœur et nous avons pris le temps de nous informer à propos de chacune d’entre elles pour voir ce qu’elles offraient aux jeunes familles et les terrains qui étaient disponibles. Et, comme la vie fait bien les choses, nous avons réussi à trouver exactement ce que nous cherchions à un prix beaucoup plus raisonnable qu’à Rimouski. Entre temps, nous avons aussi appris que mon amoureux pourrait désormais prendre son avion à Mont-Joli. Lui qui était habitué de faire trois heures de route entre Québec et Rimouski, voilà qu’il aurait à parcourir la même distance entre Mont-Joli et Bonaventure. Ah, la vie, quand on lui fait confiance…</p>
<p><strong>Nous reviendrons à quatre</strong></p>
<p>Une semaine après avoir mis notre maison en vente, j’apprenais qu’un bébé venait de s’installer au creux de mon ventre. Nous allions agrandir notre famille au printemps. « Poursuivez-vous vos démarches pour revenir en Gaspésie? », nous demandait-on. « Plus que jamais! », étions-nous convaincus, même si cela signifiait gérer plusieurs projets simultanément. Nous étions prêts, persuadés de notre choix. Nous étions surtout conscients que toutes ces démarches demanderaient du temps et de l’énergie, mais aussi beaucoup d’adaptation. Très tôt, nous avons commencé à parler à notre garçon de notre retour en Gaspésie, lui qui aime tant y aller pour voir ses grands-parents. J’ai remarqué à quel point sa capacité d’adaptation et sa grande résilience sont de précieux atouts, alors qu’il m’expliquait tout bonnement, du haut de ses deuzans, que nous allions « laisser notre maison beige à l’amie pour en avoir une nouvelle en Gaspésie. »</p>
<p><strong>Quatrième étape :</strong> prévenir mon employeur. Parce que je suis un grand livre ouvert, j’ai annoncé mon deuxième congé de maternité à ma gestionnaire de façon très transparente : je ne savais pas si j’allais revenir après. Pas parce que je n’aimais pas mon travail, mais parce que je quitterais Rimouski éventuellement, lorsque la maison serait vendue. Pour moi, il était important d’être aussi honnête. D’abord, pour permettre à mon équipe de recruter une personne qui pourrait me remplacer à plus long terme, mais surtout par respect pour ces collègues de travail avec lesquels j’avais développé une belle complicité avec le temps. Malgré la surprise et les quelques larmes, on m’a compris. On a surtout compris les raisons derrière ce choix. Et, notre vie familiale atypique a parfois du bon : mon amoureux pouvait facilement conserver son emploi. Cette sécurité financière a assurément facilité nos démarches.</p>
<p><strong>Cinquième étape :</strong> trouver les bons acheteurs pour notre maison. L’automne est passé lentement et l’hiver est arrivé doucement. Je me suis transformée en agente immobilière, dont le ventre s’est arrondi de plus en plus lors de chaque visite. Gérer la vente d’une maison en étant enceinte et soloparentale, en plus d’avoir chien un peu trop énergique demande énormément de préparation et de patience, mais surtout beaucoup d’aide. Ma sœur, fidèle à ses habitudes, a été une alliée hors pair. Elle qui, durant la même période, n’a pas renouvelé son bail à Rimouski. Elle qui serait en Gaspésie dès l’été. Il n’y avait plus de possibilité de retourner en arrière.</p>
<p>Comme la vie fait toujours bien les choses, à l’aube du printemps, une autre famille a eu un coup de cœur pour notre maison. Tout se mettait en place et nous serions de retour en Gaspésie dès l’été, en même temps que ma sœur de surcroit. Du côté professionnel, je ne partais donc plus uniquement en congé de maternité, je partais pour de bon. Un an après avoir discuté pour la première fois d’un éventuel retour en Gaspésie, nous étions tous sur le point de plonger.</p>
<p>Maison vendue à Rimouski. Construction entamée en Gaspésie. C’est dans les boîtes de déménagement que nous avons accueilli notre deuxième enfant, une petite fille.</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-8-la-fin-de-lexil/">Revenir en Gaspésie – Partie 8 : La fin de l’exil</a></p>
<p><strong>À lire aussi</strong></p>
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<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-3-le-rapprochement/">Revenir en Gaspésie – Partie 3 : Le rapprochement</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-4-la-prise-de-conscience/">Revenir en Gaspésie – Partie 4 : La prise de conscience</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-5-convaincre/">Revenir en Gaspésie – Partie 5 : Convaincre</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/">Revenir en Gaspésie – Partie 6 : Le saut dans le vide</a></p>
<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 7 : Du rêve à la réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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		<item>
		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 6 : Le saut dans le vide</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu comme avoir un enfant. Personne n’est réellement tout à fait prêt. Il faut simplement retenir son souffle et plonger. Plonger et faire confiance à la vie. Au final, nous nous sommes fixé un seul objectif : revenir avant que nos enfants débutent l’école à temps plein, histoire de leur permettre de s’enraciner plus [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 6 : Le saut dans le vide</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu comme avoir un enfant. Personne n’est réellement tout à fait prêt. Il faut simplement retenir son souffle et plonger. Plonger et faire confiance à la vie.</p>
<p>Au final, nous nous sommes fixé un seul objectif : revenir avant que nos enfants débutent l’école à temps plein, histoire de leur permettre de s’enraciner plus facilement.</p>
<p>Je ne suis pas une personne avec de grandes convictions religieuses. J’ai toujours cru en deux choses : en moi-même et en la vie. Croire en moi-même m’a toujours permis d’être certaine des choix que je faisais; de foncer les yeux fermés vers les buts que je me fixais. Croire en la vie me permet d’accepter que les choses ne se passent pas nécessairement toujours comme je les avais imaginées et que c’est parce qu’il y a une raison derrière tout ça. Il faut simplement accepter ce que l’on ne peut pas changer.</p>
<p>Ainsi, j’ai l’ultime conviction que tout se place lorsque l’on prend les bonnes décisions. En fait, c’est plutôt notre regard sur les choses qui se fait différemment. Après tout, dans bien des cas, la seule chose que l’on contrôle vraiment, c’est notre réaction face aux différentes situations. J’ai longtemps utilisé l’excuse de l’emploi pour justifier mon choix de ne pas retourner en Gaspésie. Pourtant, dès que ma décision a été prise, je me suis mise à remarquer des offres d’emploi qui correspondaient exactement à mon profil, et ce, de façon régulière.</p>
<p>J’ai toujours su que la Gaspésie regorgeait de possibilités, mais je n’avais jamais réalisé à quel point. Jusqu’à ce que j’ouvre un peu plus les œillères qui s’étaient installées au fil des années. Jusqu’à ce que j’écoute mes convictions profondes qui me disaient de ralentir un peu. Qu’être débordée, ce n’était pas un mode de vie ! Que la qualité de vie vaut pour beaucoup, au bout du compte, et qu’un salaire annuel, aussi élevé soit-il, ne rend pas nécessairement plus heureux. J’ai surtout réalisé que j’avais changé. Que mes priorités n’étaient plus les mêmes qu’avant. Que la proximité de ma famille et de la nature étaient des besoins plus viscéraux que d’autres. J’ai réalisé que la maternité m’a fait grandir.</p>
<p>N’allez pas croire que je suis unique. Cet appel de la Gaspésie, je ne suis pas la seule à l’avoir eu. Dans les dernières années, plusieurs de mes amis en sont venus au même raisonnement et ont décidé de foncer, eux aussi, en s’installant en Gaspésie. En réalisant tout le potentiel offert par notre région d’origine. Et c’est sans compter tous ces néo-gaspésiens qui sont tombés en amour avec la région pour une multitude de bonnes raisons.</p>
<p><strong>Une décision douce-amère</strong></p>
<p>Ce saut dans le vide ne s’est toutefois pas fait sans des choix déchirants. L’annoncer à mon employeur n’a pas été facile parce que, comme je l’ai souvent mentionné, j’adore mon travail et mes collègues. La réaction de ma gestionnaire a d’abord été la surprise, mais surtout la compréhension. Il faut dire que mon amour pour ma chère Gaspésie n’a jamais été un secret pour personne. C’est, comme je lui ai souvent mentionné, une décision douce-amère…</p>
<p>Devoir retirer son enfant d’une garderie en milieu familial exceptionnelle n’est pas non plus une décision facile. Une simple place en garderie est une denrée tellement rare! Imaginez quand l’on tombe sur un milieu qu’on adore avec une éducatrice en or. Il faut recommencer les démarches et espérer trouver un endroit qui concordera avec nos besoins. Plusieurs autres parents peuvent témoigner de la difficulté à regagner le marché du travail lorsque les places en garderie sont pratiquement introuvables.</p>
<p>Et puis, il y a ce cercle d’amis qui s’est développé avec le temps. Ces gens qui font partie de notre quotidien et que l’on renonce à voir sur une base régulière. Certaines amitiés perdureront, mais d’autres s’effileront avec le temps… Ainsi va la vie. Il faut faire preuve d’une grande résilience et ne jamais perdre de vue l’objectif premier. Il faut surtout accepter d’être égoïste et de choisir son bonheur, pour une fois.</p>
<p>Ce saut dans le vide, c’est d’accepter que tout ne soit pas parfait et que rien ne soit comme avant. Revenir en Gaspésie après 10 ans, ce n’est pas retourner dans de vieilles pantoufles, c’est apprendre à chausser de nouveaux souliers. Des souliers familiers, certes, mais différents. Après tout, je ne suis pas la seule à avoir changé dans les 10 dernières années…</p>
<p>Ce saut dans le vide, c’est renoncer à son quotidien pour s’en créer un nouveau. C’est repartir à neuf et en profiter pour changer certaines habitudes. C’est une série de petits deuils, mais aussi belles découvertes. C’est d’accepter de remettre en question certaines de nos idées et de s’ouvrir à d’autres réalités. C’est humblement penser qu’on pourrait contribuer à dynamiser la région, sans pour autant ne pas reconnaître le travail de ceux qui sont restés sur place pour y travailler.</p>
<p>Et ce saut dans le vide, il est arrivé au moment parfait. Exactement au moment où un nouvel être humain s’est installé au creux de mon ventre.</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/">Revenir en Gaspésie – Partie 7 : Du rêve à la réalité</a></p>
<p><strong>À lire aussi</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-1-lexil/">Revenir en Gaspésie – Partie 1 : L’exil</a><br />
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<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-3-le-rapprochement/">Revenir en Gaspésie – Partie 3 : Le rapprochement</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-4-la-prise-de-conscience/">Revenir en Gaspésie – Partie 4 : La prise de conscience</a><br />
<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-5-convaincre/">Revenir en Gaspésie – Partie 5 : Convaincre</a></p>
<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 6 : Le saut dans le vide</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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		<item>
		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 5 : Convaincre</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-5-convaincre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://joanie.smtweb1.com/?p=2468</guid>

					<description><![CDATA[<p>J’ai commencé par me questionner intérieurement, afin de comprendre pourquoi je n’étais pas retournée en Gaspésie. Je suis revenue sur mes choix de vie, sur mon parcours académique et professionnel. Je n’étais pas revenue en Gaspésie parce que je n’y sentais pas encore le besoin, j’imagine. J’ai pensé à mon emploi, à ma vie sociale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai commencé par me questionner intérieurement, afin de comprendre pourquoi je n’étais pas retournée en Gaspésie. Je suis revenue sur mes choix de vie, sur mon parcours académique et professionnel. Je n’étais pas revenue en Gaspésie parce que je n’y sentais pas encore le besoin, j’imagine. J’ai pensé à mon emploi, à ma vie sociale et à ma stabilité à Rimouski. J’ai pensé à ma sœur aussi. Elle qui avait tout quitté à Québec pour me rejoindre. J’ai pensé à tout ça et j’en ai eu une boule dans l’estomac. Est-ce que je restais à Rimouski pour les bonnes raisons? Est-ce que je restais à Rimouski pour moi ou pour ne pas ébranler une vie qui semblait me convenir?</p>
<p>Lorsque nous avions acheté une maison à Rimouski, je semblais m’être faite à l’idée que je ne retournerais pas en Gaspésie. Je m’étais dit que j’avais fait mon deuil. J’avais même écrit un texte sur un ancien blogue à ce sujet. En y repensant, je réalise à quel point je ne voulais tout simplement pas voir l’évidence. Deuil, exil, déracinement, tous ces mots qui en disaient long sur l’état dans lequel je me trouvais. Tous ces mots qui me pointaient vers cette nécessité de revenir un jour. Après tout, je n’étais pas Rimouskoise; j’étais une Gaspésienne établie à Rimouski.</p>
<p><strong>Convaincre son amoureux</strong></p>
<p>En fait, j’étais d’abord et avant tout une maman, avec une famille établie à Rimouski. Je ne pouvais pas prendre cette décision seule. J’ai donc amené l’idée à mon conjoint, dont la réaction initiale a été l’incompréhension. Il faut dire qu’il est beaucoup plus cartésien que moi et qu’il voyait probablement tous les changements qu’apporterait cette décision. À ses quelques interrogations, par contre, j’avais toujours un argument.</p>
<p>Lui : « N’a-t-on pas choisi Rimouski pour la proximité des commerces? »</p>
<p>Moi : « Oui, mais si on ne trouve pas localement, on commande en ligne! »</p>
<p>Lui : « Et tous les choix de restaurants qu’on a … »</p>
<p>Moi : « C’est quand la dernière fois qu’on est allés au restaurant? »</p>
<p>Lui : « Je vais m’éloigner de l’endroit où je dois prendre l’avion pour mon emploi! »</p>
<p>Moi : « Tu m’as toujours dit que le plus bel avantage du fly/fly out, c’était justement de pouvoir habiter n’importe où! »</p>
<p>Lui : « On a acheté la maison il n’y a pas si longtemps! »</p>
<p>Moi : « On voulait se construire au début, on pourrait le faire! Les terrains sont pas mal moins dispendieux! »</p>
<p>Lui : « Mais ton emploi? »</p>
<p>Moi : « … »</p>
<p>C’est vrai que c’était un solide argument, parce que j’aimais mon emploi. Au-delà des tâches, qui correspondaient parfaitement à ma personnalité et qui mettaient de l’avant mes forces, j’avais des collègues de travail formidables. Le genre d’équipe de travail qui te donne envie d’entrer au bureau le lundi matin, même quand tu le sais que le rythme de travail sera aussi fou que soutenu. Ce serait assurément parmi les plus grands deuils à faire. Un choix doux-amer, comme on dit.</p>
<p>Bref, mon conjoint et moi avons changé de sujet et la routine a repris. Il est reparti travailler dans le Nord et nous n’en avons pas reparlé pendant quelque temps. Jusqu’à ce qu’il revienne sur le sujet. Il avait pesé le pour et le contre, avait entendu mes arguments, mais avait surtout compris mon besoin de me rapprocher de ma famille et d’avoir un plus grand entourage pour m’aider lorsqu’il quittait pour travailler. Même si plusieurs sacrifices allaient être nécessaires, il était prêt à me suivre. Une nouvelle fois.</p>
<p><strong>Convaincre sa famille</strong></p>
<p>Est ensuite venu le temps d’en parler à nos familles. Le premier réflexe de mes parents a été celui que je m’attendais : pourquoi revenir? N’allez pas croire que mes parents ne voulaient pas que je revienne, loin de là! Mais j’avais quelque chose qu’ils avaient travaillé toute leur vie pour avoir : la stabilité. Une maison, une famille, un emploi, un fonds de pension. Je sais que j’ai ébranlé leurs convictions lorsque je leur ai dit que j’étais prête à quitter mon emploi de fonctionnaire et à me passer de fonds de pension si cela signifiait être plus heureuse. Je sais qu’ils ont d’abord eu peur.</p>
<p>Puis, ils se sont assurément rappelé qu’il en fallait beaucoup pour me faire changer d’idée lorsque j’étais convaincue. Dès lors, ils nous ont encouragés et soutenus à chacune des étapes de notre démarche. Et ma mère m’a gentiment rappelé qu’elle avait pris exactement la même décision, à l’approche de la trentaine. Perdue à Montréal, elle avait décidé de revenir à ces racines pour y avoir une famille et l’élever, dix ans après avoir quitté la Gaspésie pour la métropole. La pomme ne tombe pas loin de l’arbre, semblerait-il!</p>
<p>Ma belle-famille, pour sa part, nous a appuyés dès le départ. Notre retour en Gaspésie signifiait qu’on se rapprochait énormément d’eux, même si nous avions fait le choix de s’établir dans la Baie-des-Chaleurs plutôt que dans la région de Gaspé, pour différentes raisons qui nous sont propres.</p>
<p>En parler à ma sœur aura assurément été le plus crève-cœur. Je lui demandais presque l’impossible : reviendrait-elle en Gaspésie avec nous? Sa première réponse était claire : non. Elle n’avait pas nécessairement d’attirance à retourner à l’endroit où nous avions été élevées, même si je sais qu’elle y était attachée à sa façon. Je faisais des crises d’angoisse juste à m’imaginer quitter Rimouski sans elle, mais je savais pertinemment qu’elle devait d’abord et avant tout être heureuse où elle s’établirait. Je ne pouvais pas simplement pas lui demander de faire passer mon bonheur avant le sien, pour la simple raison que je voulais l’avoir dans ma vie quotidienne.</p>
<p>Contre toute attente, ma sœur m’est revenue un peu plus tard, à la suite d’une réflexion murie. Elle avait réfléchi à ma démarche et avait compris mes raisons. Elle avait accepté ce besoin que je ressentais d’offrir à mes enfants un autre milieu de vie que celui dans lequel j’étais installée. Elle avait compris ma détresse intérieure et respectait ma décision. Plus encore, elle avait, elle aussi, pris le temps de réfléchir à ce qu’elle souhaitait et était venue à la conclusion qu’elle ne s’imaginait pas vivre loin de nous, loin de son neveu. Que d’être proche de sa famille faisait partie de ses valeurs. Elle était prête à plonger.</p>
<p>À ce moment, je savais que ma décision était devenue irrévocable. Nous allions revenir en Gaspésie. La question qui demeurait : quand?</p>
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<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/">Revenir en Gaspésie – Partie 6 : Le saut dans le vide</a></p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
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