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	<title>Gaspésie Archives - JOANIE ROBICHAUD</title>
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	<description>Pour des r&#233;seaux aussi sociables que les Gasp&#233;siens!</description>
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	<title>Gaspésie Archives - JOANIE ROBICHAUD</title>
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		<title>10 podcasts en lien avec la Gaspésie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 12:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici 10 podcasts qui ont un lien avec la Gaspésie : 1 &#8211; En Gaspésie avec Joanie Impossible de passer sous silence mon balado En Gaspésie avec Joanie. Dans chaque épisode, je reçois des invité·e·s qui sont lié·e·s à la Gaspésie afin de parler de leur rapport avec la région, mais aussi, de leur parcours [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2949" class="elementor elementor-2949" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Voici 10 podcasts qui ont un lien avec la Gaspésie :</p><h2>1 &#8211; En Gaspésie avec Joanie</h2><p>Impossible de passer sous silence mon balado <a href="https://joanierobichaud.com/balado/" target="_blank" rel="noopener">En Gaspésie avec Joanie</a>. Dans chaque épisode, je reçois des invité·e·s qui sont lié·e·s à la Gaspésie afin de parler de leur rapport avec la région, mais aussi, de leur parcours professionnel ou personnel. C&rsquo;est un podcast actuel pour parler de la vie en Gaspésie, tout en célébrant notre identité gaspésienne.</p><p><a href="https://joanierobichaud.com/balado/" target="_blank" rel="noopener">Écouter En Gaspésie avec Joanie</a></p><h2>2 &#8211; Les 2 pieds dans le ruisseau</h2><p>Animé par Martin Zibeau et Mathieu Harton, c&rsquo;est un balado qui aborde une multitude de thématiques intéressantes et profondes. Leur façon de fonctionner est simple : ils s&rsquo;installent dans un cours d&rsquo;eau à chaque épisode pour échanger avec leur invité. Un <em>balad&rsquo;eau</em> authentique et franchement pertinent.</p><p><a href="https://www.patreon.com/Les2piedsdansleruisseau" target="_blank" rel="noopener">Écouter Les 2 pieds dans le ruisseau</a></p><h2>3 &#8211; Femmes et politique</h2><p>C&rsquo;est sur sa chaine de balados Autour de la table que la Table de concertation féministe Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a lancé le balado Femmes et politique. Animés par Léa Blouin-Rodrigue, les épisodes donnent la parole à des femmes gaspésiennes du milieu politique. Une belle façon de découvrir l&rsquo;envers du décor. La Table de concertation féministe Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a aussi mis en ligne le balado (Dé)chargées à propos de la charge mentale des femmes.</p><p><a href="https://podcast.ausha.co/autour-de-la-table" target="_blank" rel="noopener">Écouter la chaîne Autour de la table</a></p><h2>4- La Classe Affaires BDC</h2><p>Mené par les MRC de Bonaventure et Avignon, le balado La Classe Affaire Baie-des-Chaleurs met en lumière des gens d&rsquo;affaires de la région. Animé par Sébastien Gallant de CIEU FM, le balado est aussi coanimé par des entrepreneur·euse·s du coin (dont moi!). On y parle de sujets tous plus intéressants les uns que les autres: entreprendre en région, conciliation travail-famille, entrepreneuriat intergénérationnel et plus encore.</p><p><a href="https://laclasseaffaires.ca/" target="_blank" rel="noopener">Écouter La Classe Affaires Baie-des-Chaleurs</a></p><h2>5 &#8211; Au bout de soi</h2><p>Animé de main de maître par Caroline Farley, aussi animatrice à Radio-Gaspésie, Au bout de soi est un balado intime et rempli d&rsquo;humanité. À travers ses échanges avec ses invité·e·s, Caroline récolte des témoignages sincères et touchants, qui nous permettent de découvrir de beaux humains.</p><p><a href="https://www.auboutdesoi.ca/balado" target="_blank" rel="noopener">Écouter Au bout de soi</a></p><h2>6 &#8211; Mawiomi Podcast</h2><p>La Gaspésie est située sur le territoire du Gespe&rsquo;gewa&rsquo;gi, mais est-ce qu&rsquo;on sait vraiment ce qui se passe dans les communautés mi&rsquo;gmaq de la région? Ce balado, c&rsquo;est exactement ça : des conversations honnêtes avec des gens de la communauté sur l&rsquo;économie, la gouvernance et les projets qui se bâtissent ici. Rafraîchissant de transparence.</p><p><a href="https://podcasts.apple.com/ca/podcast/mawiomi-podcast/id1873098397" target="_blank" rel="noopener">Écouter Mawiomi Podcast</a></p><h2>7 &#8211; Les Gaspésien·ne·s, ça mange quoi en hiver?</h2><p>Ce balado, réalisé par Télé-Gaspé en collaboration avec Marie-Ève Trudel Vibert (Les 3 sista) réunit différentes personnes autour du micro pour partager sur des sujets passionnants : les femmes et l&rsquo;écriture, la photographie, le Grand Barbouill&rsquo;Art et les festivals gaspésiens. C&rsquo;est une excellente façon d&rsquo;en apprendre plus sur la culture en Gaspésie. Saurez-vous deviner à quel épisode j&rsquo;ai participé?</p><p><a href="https://telegaspe.ca/category/les-gaspesien-ne-s-ca-mange-quoi-en-hiver/" target="_blank" rel="noopener">Écouter Les Gaspésien·ne·s, ça mange quoi en hiver?</a></p><h2>8 &#8211; Prendre l&rsquo;air et la chanson</h2><p>Lors de mon dernier passage à Petite-Vallée, j&rsquo;ai été charmée par le parcours audio et la série de balado en lien avec l&rsquo;histoire du village. En plus de découvrir des lieux historiques de ce village iconique du côté nord de la Gaspésie, on en vient à comprendre pourquoi il y a autant de musicien·ne·s à Petite-Vallée. Faire briller le territoire grâce à la culture, pour moi, c&rsquo;est un gros oui.</p><p><a href="https://festivalenchanson.com/prendre-lair-et-la-chanson/" target="_blank" rel="noopener">Écouter Prendre l&rsquo;air et la chanson</a></p><h2>9 &#8211; Jeter l&rsquo;ancre</h2><p>Réalisé par Place aux jeunes en région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, ce balado propose deux saisons différentes. La saison 1 aborde des sujets typiques à la région (les plages, les cantines, l&rsquo;exil, le sentiment d&rsquo;appartenance), alors que la saison 2 suit des jeunes qui ont choisi d&rsquo;habiter leur région (comme moi!). À écouter pour se laisser inspirer&#8230; et faire entrer de l&rsquo;air salin chez vous.</p><p><a href="https://open.spotify.com/show/34VxxItnqRWulpFePjo48u" target="_blank" rel="noopener">Écouter Jeter l&rsquo;ancre</a></p><h2>10 &#8211; Il était une fois dans l&rsquo;Est</h2><p>La réputation du conteur Patrick Dubois n&rsquo;est plus à faire. L&rsquo;artiste derrière le spectacle La Petite Grève (présenté tous les étés à Carleton-sur-Mer depuis plus de 10 ans) propose ici des épisodes pour mieux comprendre son métier, mais aussi les histoires qu&rsquo;il partage. Un balado qui s&rsquo;écoute comme on s&rsquo;installe devant un bon film.</p><p><a href="https://lapetitegreve.com/balado-il-etait-une-fois-dans-lest/" target="_blank" rel="noopener">Écouter Il était une fois dans l&rsquo;Est</a></p>								</div>
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									<p>Évidemment, il existe plusieurs autres balados en lien avec la Gaspésie. C&rsquo;est ce qui est formidable avec les podcasts, c&rsquo;est que c&rsquo;est de plus en plus accessible. Si tu as envie, tu peux <a href="https://joanierobichaud.com/contact/">m&rsquo;écrire</a> pour me partager ton balado gaspésien préféré. Comme je dis souvent, si c&rsquo;est en lien avec la Gaspésie, je me dois de l&rsquo;écouter!</p>								</div>
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		<title>Découvre ce café lumineux en bord de mer en Gaspésie</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/a-decouvrir-cafe-lumineux-bord-de-mer-gaspesie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 18:24:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre Caplan et Saint-Siméon-de-Bonaventure, en plein coeur de la Baie-des-Chaleurs, se trouve un ancien havre de pêche a retrouvé une nouvelle vie. La Rassembleuse, c&#8217;est un café festif, avec une vue imprenable sur la mer. Dès qu’on entre sur place, la luminosité nous frappe. Les grandes fenêtres donnent directement sur la baie, les tables sont [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="452" data-end="649">Entre Caplan et Saint-Siméon-de-Bonaventure, en plein coeur de la Baie-des-Chaleurs, se trouve un ancien havre de pêche a retrouvé une nouvelle vie. <a href="https://www.la-rassembleuse.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong data-start="563" data-end="582">La Rassembleuse</strong></a>, c&rsquo;est un café festif, avec une vue imprenable sur la mer.</p>
<p data-start="651" data-end="976">Dès qu’on entre sur place, la luminosité nous frappe. Les grandes fenêtres donnent directement sur la baie, les tables sont bien placées. Tout est simple, accueillant. On sent que chaque détail a été pensé pour qu’on se sente bien. Que tu sois là pour travailler, jaser ou simplement prendre un moment, t’es à la bonne place.</p>
<p data-start="651" data-end="976">J&rsquo;y suis allée avec mes enfants et on a vraiment adoré la <em>vibe</em> de l&rsquo;endroit!</p>
<p data-start="978" data-end="1191">Et ce n’est pas juste beau : c’est bon. On y sert du café de qualité, des viennoiseries, des repas et des collations faites maison. La majorité des ingrédients viennent d’ici. Tout est préparé avec soin, et ça goûte le vrai.</p>
<p data-start="978" data-end="1191">Au fond, des grands divans moelleux nous accueillent. L&rsquo;idéal pour relaxer, laisser le temps s&rsquo;étirer. À l&rsquo;avant, la terrasse permet de profiter du soleil.</p>
<p data-start="1444" data-end="1618">La Rassembleuse, c’est un lieu de passage, oui, mais aussi un lieu d’attachement. C’est l’exemple parfait de ce qu’on peut créer quand on croit à la force des petits milieux.</p>
<p data-start="1444" data-end="1618">C&rsquo;est aussi l&rsquo;endroit idéal pour t&rsquo;installer pour télétravailler. Bref, un <em>must</em> à visiter dans la Baie-des-Chaleurs!</p>
<blockquote style="max-width: 605px; min-width: 325px;" cite="https://www.tiktok.com/@joanie.gaspesie/video/7520734611111005445" data-video-id="7520734611111005445">
<section><a title="@joanie.gaspesie" href="https://www.tiktok.com/@joanie.gaspesie?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">@joanie.gaspesie</a> Gros coup de coeur pour La Rassembleuse 🫶 L’endroit est magnifique, le menu est incroyable, les proprios sont hyper sympas 🤍 Le genre d’endroit parfait pour aller télétravailler ou pour relaxer, tout simplement. J’adore voir des endroits que j’ai connus dans mon enfance revivre autrement ✨ <a title="gaspésie" href="https://www.tiktok.com/tag/gasp%C3%A9sie?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#gaspésie</a> <a title="coupdecoeur" href="https://www.tiktok.com/tag/coupdecoeur?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#coupdecoeur</a> <a title="vacances" href="https://www.tiktok.com/tag/vacances?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#vacances</a> <a title="baiedeschaleurs" href="https://www.tiktok.com/tag/baiedeschaleurs?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#baiedeschaleurs</a> <a title="café" href="https://www.tiktok.com/tag/caf%C3%A9?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#café</a> <a title="été" href="https://www.tiktok.com/tag/%C3%A9t%C3%A9?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#été</a> <a title="relax" href="https://www.tiktok.com/tag/relax?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#relax</a> <a title="vivreengaspesie" href="https://www.tiktok.com/tag/vivreengaspesie?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#vivreengaspesie</a> <a title="summervibe" href="https://www.tiktok.com/tag/summervibe?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#summervibe</a> <a title="gaspesiejetaime" href="https://www.tiktok.com/tag/gaspesiejetaime?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#gaspesiejetaime</a> <a title="vacances" href="https://www.tiktok.com/tag/vacances?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#vacances</a> <a title="summer" href="https://www.tiktok.com/tag/summer?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#summer</a> <a title="tourisme" href="https://www.tiktok.com/tag/tourisme?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#tourisme</a> <a title="gaspesienne" href="https://www.tiktok.com/tag/gaspesienne?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#gaspesienne</a> <a title="tourism" href="https://www.tiktok.com/tag/tourism?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">#tourism</a> <a title="♬ Vlog - Soft boy" href="https://www.tiktok.com/music/Vlog-7152796746278504449?refer=embed" target="_blank" rel="noopener">♬ Vlog &#8211; Soft boy</a></section>
</blockquote>
<p><a href="https://www.la-rassembleuse.com/" target="_blank" rel="noopener"><strong>La Rassembleuse</strong></a><br />
500, chemin de la Plage-du-Ruisseau<br />
Caplan, Québec</p>
<p><em>Ouvert du printemps à la fin septembre.</em></p>
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		<item>
		<title>Comment écouter le balado EN GASPÉSIE AVEC JOANIE?</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/comment-ecouter-le-balado-en-gaspesie-avec-joanie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 17:03:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
		<category><![CDATA[podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le balado EN GASPÉSIE AVEC JOANIE est disponible à plusieurs endroits, si tu veux l&#8217;écouter. Voici la marche à suivre pour y parvenir : Spotify Sur ton téléphone cellulaire, tu dois télécharger l&#8217;application Spotify (c&#8217;est gratuit, sauf si tu choisis d&#8217;augmenter ton forfait pour la version Premium). Dans le moteur de recherche, tu peux trouver [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le balado <a href="https://joanierobichaud.com/balado/">EN GASPÉSIE AVEC JOANIE</a> est disponible à plusieurs endroits, si tu veux l&rsquo;écouter.</p>
<p>Voici la marche à suivre pour y parvenir :</p>
<h2><strong>Spotify</strong></h2>
<p>Sur ton téléphone cellulaire, tu dois télécharger l&rsquo;application <a href="https://www.spotify.com/ca-fr/download/" target="_blank" rel="noopener">Spotify</a> (c&rsquo;est gratuit, sauf si tu choisis d&rsquo;augmenter ton forfait pour la version Premium).</p>
<p>Dans le moteur de recherche, tu peux trouver mon balado EN GASPÉSIE AVEC JOANIE. Tu peux activer la cloche pour recevoir des notifications chaque fois qu&rsquo;un nouvel épisode est disponible (tu dois autoriser Spotify à t&rsquo;envoyer des notifications pour que ça fonctionne). Si le coeur t&rsquo;en dis, tu peux me laisser 5 étoiles. Ça permettra à mon balado de se démarquer.</p>
<p>Tu pourras ensuite écouter le balado dans tous tes déplacements, à partir de ton téléphone cellulaire.</p>
<h2><strong>Apple</strong></h2>
<p>Si tu possèdes un iPhone, l&rsquo;application Balados est automatiquement disponible.</p>
<p>Tu peux activer le crochet pour télécharger les épisodes lorsqu&rsquo;ils sont disponibles. Si tu veux recevoir des notifications, tu dois autoriser l&rsquo;application Balados à t&rsquo;en envoyer). Si le coeur t&rsquo;en dis, tu peux me laisser 5 étoiles et même un commentaire. Ça permettra à mon balado de se démarquer.</p>
<h2><strong>YouTube</strong></h2>
<p>Tous mes épisodes sont enregistrés et diffusés sur YouTube. Tu n&rsquo;as pas besoin d&rsquo;un compte pour y avoir accès. Tu n&rsquo;as qu&rsquo;à visiter ma chaîne YouTube: <a href="https://www.youtube.com/@joanie.gaspesie" target="_blank" rel="noopener">Joanie · Gaspésie</a>.</p>
<h2><strong>Balado Québec</strong></h2>
<p>Tu te rends sur le site Web de Balado Québec et tu peux écouter tous les épisodes direct à cet endroit. Il te faudra le faire via le site Web : <a href="https://baladoquebec.ca/en-gaspesie-avec-joanie" target="_blank" rel="noopener">Balado Québec</a>.</p>
<h2><strong>Mon site Web</strong></h2>
<p>Évidemment, tout est aussi en ligne directement dans la section <a href="https://joanierobichaud.com/balado/">Balado</a> de mon site Web. Pour chaque épisode, il y a une page dédiée avec le lien vers ma plateforme d&rsquo;hébergement et un lien vers la vidéo publiée sur YouTube.</p>
<p>Tous les épisodes sont aussi accessibles un à la suite de l&rsquo;autre dans une boîte en arrivant sur la section <a href="https://joanierobichaud.com/balado/">Balado</a>.</p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/balado/"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignleft wp-image-2610 size-medium" src="https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-300x300.png 300w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-1024x1024.png 1024w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-150x150.png 150w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG-768x768.png 768w, https://joanierobichaud.com/wp-content/uploads/2024/04/EnGaspesieavecJoanie_Logo_avecBG.png 1080w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 8 : La fin de l&#8217;exil</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-8-la-fin-de-lexil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans cet état d’éveil que je semblais flotter, alors que j’emballais mes chaudrons dans des boîtes, entre deux tétées demandées par mon petit bébé tout neuf. Peut-être était-ce en raison du manque de sommeil qu’amène un nouveau-né ou à cette sensation que tout semblait finalement être à sa place, mais j’avais l’impression de flotter [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans cet état d’éveil que je semblais flotter, alors que j’emballais mes chaudrons dans des boîtes, entre deux tétées demandées par mon petit bébé tout neuf. Peut-être était-ce en raison du manque de sommeil qu’amène un nouveau-né ou à cette sensation que tout semblait finalement être à sa place, mais j’avais l’impression de flotter entre deux espaces temps. Pas tout à fait à Rimouski ni encore en Gaspésie.</p>
<p>Qu’importe, j’étais enfin en paix avec moi-même. Je ne quittais pas Rimouski comme j’avais quitté Montréal. J’étais partie de Montréal comme on quitte une relation toxique, comme on quitte un amant de passage : sans un au revoir ni un regard derrière soi. Je quittais plutôt Rimouski comme on met fin à une relation qui nous a fait du bien, qui nous a fait évoluer, mais qui ne nous mènera pas là où on souhaite aller. Je quittais Rimouski comme on quitte un premier amour ; avec un peu de regret, mais convaincue que d’autres possibilités existent. Et, je le savais, je reviendrais en visite. Comme on revient dans les bras d’un premier amour. Pour le confort et la familiarité.</p>
<p><strong>Un aller simple</strong></p>
<p>Juin 2019. La nuit a été courte, avec un bébé de 5 semaines. On entend l’écho dans la maison et les boîtes jonchent le sol. Pour être encore plus thématiques, c’est la journée de la Gaspésie. Partout autour de la péninsule, on s’habille en bleu. Pour notre famille, le bleu sera partout désormais, mais surtout à l’horizon.</p>
<p>Je prends la route, ce matin-là, le cœur léger. Dix années se sont écoulées depuis mon départ de la Gaspésie. Dix années d’exil, mais aussi dix années où mon identité gaspésienne n’a fait que se renforcer au fil du temps.</p>
<p>Je longe le fleuve Saint-Laurent le cœur léger et le ressac des vagues me berce doucement. Le soleil brille dans le ciel, mais surtout dans ma tête. Je quitte la mer en direction des terres. La vallée de la Matapédia m’accueille à bras ouverts. Je sillonne ses courbes en douceur et j’arrête au gré des allaitements. Pour une fois, je ne suis pas pressée. Je n’ai pas de compte à rebours avant de devoir revenir en ville. Je me laisse immerger par la beauté du paysage et j’ai un sourire en coin devant les chauffards du dimanche. Ici, personne n’est pressé. J’ai presque l’impression que mon rythme cardiaque ralentit un peu, lorsque j’arrive à l’embouchure de la rivière Restigouche, où j’aperçois le début de ma belle baie des Chaleurs.</p>
<p>En 2009, en quittant la Gaspésie pour Montréal, si on m’avait dit que je reviendrais habiter chez mes parents, à presque 30 ans et avec deux enfants, le temps que ma maison en construction soit prête, j’aurais probablement éclaté de rire.</p>
<p>En 2019, alors que je regarde tendrement le visage de ma fille dans sa coquille, par le rétroviseur de la voiture, une petite voix intérieure me confirme que l’exil est terminé. Je suis enfin de retour à la maison.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em>Qu’il est si beau mon village, se mirant dans la baie.</em><br />
<em>Est-il toujours aussi sage? Moi tu sais, j’ai changé.</em><br />
<em>C’est le miroir de mon enfance, de mes jeunes années.</em><br />
<em>Avec un peu de chance, un jour je reviendrai.</em></p>
<p style="text-align: center;">– Paul Davis</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-8-la-fin-de-lexil/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 8 : La fin de l&rsquo;exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 7 : Du rêve à la réalité</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous décidons d’adopter un discours assez vague pour justifier la vente de notre maison : nous souhaitons nous éloigner du centre-ville pour nous installer plus en campagne. La raison est simple, nous ne sommes pas prêts à en parler à tout le monde pour le moment. La vente de notre maison pourrait prendre du temps [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous décidons d’adopter un discours assez vague pour justifier la vente de notre maison : nous souhaitons nous éloigner du centre-ville pour nous installer plus en campagne. La raison est simple, nous ne sommes pas prêts à en parler à tout le monde pour le moment. La vente de notre maison pourrait prendre du temps et tellement de choses pourraient changer que nous préférons demeurer discrets. Seuls nos amis proches et nos familles sont au courant de nos réelles démarches. Et puis, ce n’est pas vraiment un mensonge…</p>
<p><strong>Deuxième étape :</strong> acheter ou construire? Après plusieurs réflexions et de longues discussions, nous avons décidé de nous construire. C’est un projet que nous avions caressé avant d’acheter notre première maison à Rimouski, mais que nous avions dû y renoncer en raison du prix des terrains, qui ne correspondaient pas à notre budget. C’est un gros avantage en Gaspésie: les terrains peuvent être très abordables et différents incitatifs sont en place dans plusieurs municipalités pour encourager les familles à s’y installer.</p>
<p><strong>Troisième étape :</strong> choisir notre prochain milieu de vie. Parce que la Gaspésie, c’est beau et grand, il fallait choisir à quel endroit nous établir. Je suis originaire de la Baie-des-Chaleurs et mon amoureux vient de la région de Percé. J’avais eu un énorme coup de cœur pour la magnifique ville de Gaspé lors de mes études collégiales, mais ce choix signifiait beaucoup de route pour mon amoureux qui devait se rendre à l’aéroport de Québec pour aller travailler dans le Nord. Mes parents étant plus près de la retraite que mes beaux-parents, leur proximité serait un atout important pour la maman soloparentale que je suis. Ainsi, tranquillement, l’idée de revenir dans la Baie-des-Chaleurs s’est installée au creux de moi, alors que je m’étais toujours dit que je n’y reviendrais jamais. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais…</p>
<p>Nous avions quelques municipalités coup de cœur et nous avons pris le temps de nous informer à propos de chacune d’entre elles pour voir ce qu’elles offraient aux jeunes familles et les terrains qui étaient disponibles. Et, comme la vie fait bien les choses, nous avons réussi à trouver exactement ce que nous cherchions à un prix beaucoup plus raisonnable qu’à Rimouski. Entre temps, nous avons aussi appris que mon amoureux pourrait désormais prendre son avion à Mont-Joli. Lui qui était habitué de faire trois heures de route entre Québec et Rimouski, voilà qu’il aurait à parcourir la même distance entre Mont-Joli et Bonaventure. Ah, la vie, quand on lui fait confiance…</p>
<p><strong>Nous reviendrons à quatre</strong></p>
<p>Une semaine après avoir mis notre maison en vente, j’apprenais qu’un bébé venait de s’installer au creux de mon ventre. Nous allions agrandir notre famille au printemps. « Poursuivez-vous vos démarches pour revenir en Gaspésie? », nous demandait-on. « Plus que jamais! », étions-nous convaincus, même si cela signifiait gérer plusieurs projets simultanément. Nous étions prêts, persuadés de notre choix. Nous étions surtout conscients que toutes ces démarches demanderaient du temps et de l’énergie, mais aussi beaucoup d’adaptation. Très tôt, nous avons commencé à parler à notre garçon de notre retour en Gaspésie, lui qui aime tant y aller pour voir ses grands-parents. J’ai remarqué à quel point sa capacité d’adaptation et sa grande résilience sont de précieux atouts, alors qu’il m’expliquait tout bonnement, du haut de ses deuzans, que nous allions « laisser notre maison beige à l’amie pour en avoir une nouvelle en Gaspésie. »</p>
<p><strong>Quatrième étape :</strong> prévenir mon employeur. Parce que je suis un grand livre ouvert, j’ai annoncé mon deuxième congé de maternité à ma gestionnaire de façon très transparente : je ne savais pas si j’allais revenir après. Pas parce que je n’aimais pas mon travail, mais parce que je quitterais Rimouski éventuellement, lorsque la maison serait vendue. Pour moi, il était important d’être aussi honnête. D’abord, pour permettre à mon équipe de recruter une personne qui pourrait me remplacer à plus long terme, mais surtout par respect pour ces collègues de travail avec lesquels j’avais développé une belle complicité avec le temps. Malgré la surprise et les quelques larmes, on m’a compris. On a surtout compris les raisons derrière ce choix. Et, notre vie familiale atypique a parfois du bon : mon amoureux pouvait facilement conserver son emploi. Cette sécurité financière a assurément facilité nos démarches.</p>
<p><strong>Cinquième étape :</strong> trouver les bons acheteurs pour notre maison. L’automne est passé lentement et l’hiver est arrivé doucement. Je me suis transformée en agente immobilière, dont le ventre s’est arrondi de plus en plus lors de chaque visite. Gérer la vente d’une maison en étant enceinte et soloparentale, en plus d’avoir chien un peu trop énergique demande énormément de préparation et de patience, mais surtout beaucoup d’aide. Ma sœur, fidèle à ses habitudes, a été une alliée hors pair. Elle qui, durant la même période, n’a pas renouvelé son bail à Rimouski. Elle qui serait en Gaspésie dès l’été. Il n’y avait plus de possibilité de retourner en arrière.</p>
<p>Comme la vie fait toujours bien les choses, à l’aube du printemps, une autre famille a eu un coup de cœur pour notre maison. Tout se mettait en place et nous serions de retour en Gaspésie dès l’été, en même temps que ma sœur de surcroit. Du côté professionnel, je ne partais donc plus uniquement en congé de maternité, je partais pour de bon. Un an après avoir discuté pour la première fois d’un éventuel retour en Gaspésie, nous étions tous sur le point de plonger.</p>
<p>Maison vendue à Rimouski. Construction entamée en Gaspésie. C’est dans les boîtes de déménagement que nous avons accueilli notre deuxième enfant, une petite fille.</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-8-la-fin-de-lexil/">Revenir en Gaspésie – Partie 8 : La fin de l’exil</a></p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 7 : Du rêve à la réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 6 : Le saut dans le vide</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu comme avoir un enfant. Personne n’est réellement tout à fait prêt. Il faut simplement retenir son souffle et plonger. Plonger et faire confiance à la vie. Au final, nous nous sommes fixé un seul objectif : revenir avant que nos enfants débutent l’école à temps plein, histoire de leur permettre de s’enraciner plus [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu comme avoir un enfant. Personne n’est réellement tout à fait prêt. Il faut simplement retenir son souffle et plonger. Plonger et faire confiance à la vie.</p>
<p>Au final, nous nous sommes fixé un seul objectif : revenir avant que nos enfants débutent l’école à temps plein, histoire de leur permettre de s’enraciner plus facilement.</p>
<p>Je ne suis pas une personne avec de grandes convictions religieuses. J’ai toujours cru en deux choses : en moi-même et en la vie. Croire en moi-même m’a toujours permis d’être certaine des choix que je faisais; de foncer les yeux fermés vers les buts que je me fixais. Croire en la vie me permet d’accepter que les choses ne se passent pas nécessairement toujours comme je les avais imaginées et que c’est parce qu’il y a une raison derrière tout ça. Il faut simplement accepter ce que l’on ne peut pas changer.</p>
<p>Ainsi, j’ai l’ultime conviction que tout se place lorsque l’on prend les bonnes décisions. En fait, c’est plutôt notre regard sur les choses qui se fait différemment. Après tout, dans bien des cas, la seule chose que l’on contrôle vraiment, c’est notre réaction face aux différentes situations. J’ai longtemps utilisé l’excuse de l’emploi pour justifier mon choix de ne pas retourner en Gaspésie. Pourtant, dès que ma décision a été prise, je me suis mise à remarquer des offres d’emploi qui correspondaient exactement à mon profil, et ce, de façon régulière.</p>
<p>J’ai toujours su que la Gaspésie regorgeait de possibilités, mais je n’avais jamais réalisé à quel point. Jusqu’à ce que j’ouvre un peu plus les œillères qui s’étaient installées au fil des années. Jusqu’à ce que j’écoute mes convictions profondes qui me disaient de ralentir un peu. Qu’être débordée, ce n’était pas un mode de vie ! Que la qualité de vie vaut pour beaucoup, au bout du compte, et qu’un salaire annuel, aussi élevé soit-il, ne rend pas nécessairement plus heureux. J’ai surtout réalisé que j’avais changé. Que mes priorités n’étaient plus les mêmes qu’avant. Que la proximité de ma famille et de la nature étaient des besoins plus viscéraux que d’autres. J’ai réalisé que la maternité m’a fait grandir.</p>
<p>N’allez pas croire que je suis unique. Cet appel de la Gaspésie, je ne suis pas la seule à l’avoir eu. Dans les dernières années, plusieurs de mes amis en sont venus au même raisonnement et ont décidé de foncer, eux aussi, en s’installant en Gaspésie. En réalisant tout le potentiel offert par notre région d’origine. Et c’est sans compter tous ces néo-gaspésiens qui sont tombés en amour avec la région pour une multitude de bonnes raisons.</p>
<p><strong>Une décision douce-amère</strong></p>
<p>Ce saut dans le vide ne s’est toutefois pas fait sans des choix déchirants. L’annoncer à mon employeur n’a pas été facile parce que, comme je l’ai souvent mentionné, j’adore mon travail et mes collègues. La réaction de ma gestionnaire a d’abord été la surprise, mais surtout la compréhension. Il faut dire que mon amour pour ma chère Gaspésie n’a jamais été un secret pour personne. C’est, comme je lui ai souvent mentionné, une décision douce-amère…</p>
<p>Devoir retirer son enfant d’une garderie en milieu familial exceptionnelle n’est pas non plus une décision facile. Une simple place en garderie est une denrée tellement rare! Imaginez quand l’on tombe sur un milieu qu’on adore avec une éducatrice en or. Il faut recommencer les démarches et espérer trouver un endroit qui concordera avec nos besoins. Plusieurs autres parents peuvent témoigner de la difficulté à regagner le marché du travail lorsque les places en garderie sont pratiquement introuvables.</p>
<p>Et puis, il y a ce cercle d’amis qui s’est développé avec le temps. Ces gens qui font partie de notre quotidien et que l’on renonce à voir sur une base régulière. Certaines amitiés perdureront, mais d’autres s’effileront avec le temps… Ainsi va la vie. Il faut faire preuve d’une grande résilience et ne jamais perdre de vue l’objectif premier. Il faut surtout accepter d’être égoïste et de choisir son bonheur, pour une fois.</p>
<p>Ce saut dans le vide, c’est d’accepter que tout ne soit pas parfait et que rien ne soit comme avant. Revenir en Gaspésie après 10 ans, ce n’est pas retourner dans de vieilles pantoufles, c’est apprendre à chausser de nouveaux souliers. Des souliers familiers, certes, mais différents. Après tout, je ne suis pas la seule à avoir changé dans les 10 dernières années…</p>
<p>Ce saut dans le vide, c’est renoncer à son quotidien pour s’en créer un nouveau. C’est repartir à neuf et en profiter pour changer certaines habitudes. C’est une série de petits deuils, mais aussi belles découvertes. C’est d’accepter de remettre en question certaines de nos idées et de s’ouvrir à d’autres réalités. C’est humblement penser qu’on pourrait contribuer à dynamiser la région, sans pour autant ne pas reconnaître le travail de ceux qui sont restés sur place pour y travailler.</p>
<p>Et ce saut dans le vide, il est arrivé au moment parfait. Exactement au moment où un nouvel être humain s’est installé au creux de mon ventre.</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-7-du-reve-a-la-realite/">Revenir en Gaspésie – Partie 7 : Du rêve à la réalité</a></p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
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		<item>
		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 5 : Convaincre</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-5-convaincre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai commencé par me questionner intérieurement, afin de comprendre pourquoi je n’étais pas retournée en Gaspésie. Je suis revenue sur mes choix de vie, sur mon parcours académique et professionnel. Je n’étais pas revenue en Gaspésie parce que je n’y sentais pas encore le besoin, j’imagine. J’ai pensé à mon emploi, à ma vie sociale [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai commencé par me questionner intérieurement, afin de comprendre pourquoi je n’étais pas retournée en Gaspésie. Je suis revenue sur mes choix de vie, sur mon parcours académique et professionnel. Je n’étais pas revenue en Gaspésie parce que je n’y sentais pas encore le besoin, j’imagine. J’ai pensé à mon emploi, à ma vie sociale et à ma stabilité à Rimouski. J’ai pensé à ma sœur aussi. Elle qui avait tout quitté à Québec pour me rejoindre. J’ai pensé à tout ça et j’en ai eu une boule dans l’estomac. Est-ce que je restais à Rimouski pour les bonnes raisons? Est-ce que je restais à Rimouski pour moi ou pour ne pas ébranler une vie qui semblait me convenir?</p>
<p>Lorsque nous avions acheté une maison à Rimouski, je semblais m’être faite à l’idée que je ne retournerais pas en Gaspésie. Je m’étais dit que j’avais fait mon deuil. J’avais même écrit un texte sur un ancien blogue à ce sujet. En y repensant, je réalise à quel point je ne voulais tout simplement pas voir l’évidence. Deuil, exil, déracinement, tous ces mots qui en disaient long sur l’état dans lequel je me trouvais. Tous ces mots qui me pointaient vers cette nécessité de revenir un jour. Après tout, je n’étais pas Rimouskoise; j’étais une Gaspésienne établie à Rimouski.</p>
<p><strong>Convaincre son amoureux</strong></p>
<p>En fait, j’étais d’abord et avant tout une maman, avec une famille établie à Rimouski. Je ne pouvais pas prendre cette décision seule. J’ai donc amené l’idée à mon conjoint, dont la réaction initiale a été l’incompréhension. Il faut dire qu’il est beaucoup plus cartésien que moi et qu’il voyait probablement tous les changements qu’apporterait cette décision. À ses quelques interrogations, par contre, j’avais toujours un argument.</p>
<p>Lui : « N’a-t-on pas choisi Rimouski pour la proximité des commerces? »</p>
<p>Moi : « Oui, mais si on ne trouve pas localement, on commande en ligne! »</p>
<p>Lui : « Et tous les choix de restaurants qu’on a … »</p>
<p>Moi : « C’est quand la dernière fois qu’on est allés au restaurant? »</p>
<p>Lui : « Je vais m’éloigner de l’endroit où je dois prendre l’avion pour mon emploi! »</p>
<p>Moi : « Tu m’as toujours dit que le plus bel avantage du fly/fly out, c’était justement de pouvoir habiter n’importe où! »</p>
<p>Lui : « On a acheté la maison il n’y a pas si longtemps! »</p>
<p>Moi : « On voulait se construire au début, on pourrait le faire! Les terrains sont pas mal moins dispendieux! »</p>
<p>Lui : « Mais ton emploi? »</p>
<p>Moi : « … »</p>
<p>C’est vrai que c’était un solide argument, parce que j’aimais mon emploi. Au-delà des tâches, qui correspondaient parfaitement à ma personnalité et qui mettaient de l’avant mes forces, j’avais des collègues de travail formidables. Le genre d’équipe de travail qui te donne envie d’entrer au bureau le lundi matin, même quand tu le sais que le rythme de travail sera aussi fou que soutenu. Ce serait assurément parmi les plus grands deuils à faire. Un choix doux-amer, comme on dit.</p>
<p>Bref, mon conjoint et moi avons changé de sujet et la routine a repris. Il est reparti travailler dans le Nord et nous n’en avons pas reparlé pendant quelque temps. Jusqu’à ce qu’il revienne sur le sujet. Il avait pesé le pour et le contre, avait entendu mes arguments, mais avait surtout compris mon besoin de me rapprocher de ma famille et d’avoir un plus grand entourage pour m’aider lorsqu’il quittait pour travailler. Même si plusieurs sacrifices allaient être nécessaires, il était prêt à me suivre. Une nouvelle fois.</p>
<p><strong>Convaincre sa famille</strong></p>
<p>Est ensuite venu le temps d’en parler à nos familles. Le premier réflexe de mes parents a été celui que je m’attendais : pourquoi revenir? N’allez pas croire que mes parents ne voulaient pas que je revienne, loin de là! Mais j’avais quelque chose qu’ils avaient travaillé toute leur vie pour avoir : la stabilité. Une maison, une famille, un emploi, un fonds de pension. Je sais que j’ai ébranlé leurs convictions lorsque je leur ai dit que j’étais prête à quitter mon emploi de fonctionnaire et à me passer de fonds de pension si cela signifiait être plus heureuse. Je sais qu’ils ont d’abord eu peur.</p>
<p>Puis, ils se sont assurément rappelé qu’il en fallait beaucoup pour me faire changer d’idée lorsque j’étais convaincue. Dès lors, ils nous ont encouragés et soutenus à chacune des étapes de notre démarche. Et ma mère m’a gentiment rappelé qu’elle avait pris exactement la même décision, à l’approche de la trentaine. Perdue à Montréal, elle avait décidé de revenir à ces racines pour y avoir une famille et l’élever, dix ans après avoir quitté la Gaspésie pour la métropole. La pomme ne tombe pas loin de l’arbre, semblerait-il!</p>
<p>Ma belle-famille, pour sa part, nous a appuyés dès le départ. Notre retour en Gaspésie signifiait qu’on se rapprochait énormément d’eux, même si nous avions fait le choix de s’établir dans la Baie-des-Chaleurs plutôt que dans la région de Gaspé, pour différentes raisons qui nous sont propres.</p>
<p>En parler à ma sœur aura assurément été le plus crève-cœur. Je lui demandais presque l’impossible : reviendrait-elle en Gaspésie avec nous? Sa première réponse était claire : non. Elle n’avait pas nécessairement d’attirance à retourner à l’endroit où nous avions été élevées, même si je sais qu’elle y était attachée à sa façon. Je faisais des crises d’angoisse juste à m’imaginer quitter Rimouski sans elle, mais je savais pertinemment qu’elle devait d’abord et avant tout être heureuse où elle s’établirait. Je ne pouvais pas simplement pas lui demander de faire passer mon bonheur avant le sien, pour la simple raison que je voulais l’avoir dans ma vie quotidienne.</p>
<p>Contre toute attente, ma sœur m’est revenue un peu plus tard, à la suite d’une réflexion murie. Elle avait réfléchi à ma démarche et avait compris mes raisons. Elle avait accepté ce besoin que je ressentais d’offrir à mes enfants un autre milieu de vie que celui dans lequel j’étais installée. Elle avait compris ma détresse intérieure et respectait ma décision. Plus encore, elle avait, elle aussi, pris le temps de réfléchir à ce qu’elle souhaitait et était venue à la conclusion qu’elle ne s’imaginait pas vivre loin de nous, loin de son neveu. Que d’être proche de sa famille faisait partie de ses valeurs. Elle était prête à plonger.</p>
<p>À ce moment, je savais que ma décision était devenue irrévocable. Nous allions revenir en Gaspésie. La question qui demeurait : quand?</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-6-le-saut-dans-le-vide/">Revenir en Gaspésie – Partie 6 : Le saut dans le vide</a></p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 4 : La prise de conscience</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-4-la-prise-de-conscience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De tigresse engagée toujours prête à prendre position publiquement, je suis devenue lionne réfléchie, qui choisi ses combats et garde ses forces pour prendre d’abord soin de ses petits. Est-ce qu’apprendre à être maman s’est passée dans l’allégresse et la joie ? Pas toujours. Le manque de sommeil a grandement contribué à plusieurs remises en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De tigresse engagée toujours prête à prendre position publiquement, je suis devenue lionne réfléchie, qui choisi ses combats et garde ses forces pour prendre d’abord soin de ses petits. Est-ce qu’apprendre à être maman s’est passée dans l’allégresse et la joie ? Pas toujours. Le manque de sommeil a grandement contribué à plusieurs remises en question.</p>
<p>J’ai découvert en moi une patience plus grande que je le croyais, une tendresse plus importante que je l’imaginais et une force de caractère que je connaissais, mais dont je n’avais jamais encore testé les limites aussi intensément. Est-ce que j’y changerais quoi que ce soit? Aucunement. Devenir maman est la plus belle aventure qui me soit arrivée. Et le début d’une grande réflexion sur la vie, sur l’avenir que j’espérais pour mes enfants et même sur mes valeurs personnelles.</p>
<p><strong>La vie comme soloparentale</strong></p>
<p>Il faut dire que mon contexte familial est particulier : je suis soloparentale la moitié du temps. Mon amoureux travaille dans les mines dans le Nord-du-Québec avec un horaire fly-in/fly-out dont plusieurs familles gaspésiennes connaissaient les rouages. C’est un horaire atypique qui, dans notre cas, nous convient parfaitement. Si Papa n’est pas là pendant 2 ou 3 semaines, il est omniprésent les semaines suivantes. Avec le temps, nous avons trouvé notre équilibre. Équilibre qui s’est toutefois fragilisé en devenant parents.</p>
<p>Son horaire particulier nous a permis de belles possibilités, comme être ensemble, à la maison, durant les quatre premiers mois de vie de notre fils. Nous étions dans un petit cocon pour profiter de ce quatrième trimestre tout en douceur, en apprenant à connaître ce petit humain qui s’ajoutait à notre famille, tout en se découvrant comme parents.</p>
<p>Mais, après la lune de miel, mon amoureux a dû repartir. Je suis restée seule avec mon enfant de 4 mois qui ne faisait pas ses nuits et qui, en pleine poussée de croissance, se réveillait toutes les 45 minutes la nuit pour téter. Seule pour gérer non seulement un enfant, mais le reste de notre vie et tout ce que ça implique. Par chance, je n’étais pas entièrement seule : j’avais ma sœur. Elle avait quitté Québec pour venir s’établir à Rimouski, lorsqu’elle avait appris ma grossesse. À ce jour, c’est assurément l’un des plus beaux gestes qu’on ait jamais posés pour moi. Ma soeur et mon fils ont d’ailleurs aujourd’hui une relation particulière qui m’émeut profondément lorsque je les regarde s’amuser ensemble.</p>
<p>Parfois lentement, plus souvent à la vitesse de l’éclair, la première année est passée. L’équilibre est revenu, dans une forme de routine qui nous permettait d’être heureux et qui semblait nous convenir. Je suis retournée sur le marché du travail. Je me suis même inscrite à un nouveau cours à l’université, éternelle étudiante que je suis. Mon sujet d’étude cette fois-ci? Le sentiment d’appartenance… Même après toutes ces années, j’y revenais encore et toujours.</p>
<p><strong>Le bonheur : cette illusion</strong></p>
<p>De l’extérieur, je semblais comblée, mais une petite voix intérieure me disait que ce n’était pas tout à fait la vie que je voulais, qu’il y avait quelque chose qui clochait. J’avais d’abord cru que c’était le manque de sommeil ou la période post-partum. Mais ce sentiment persistait, quelque part au dedans de moi. J’avais l’impression que tout était différent, comme si les choses n’étaient pas exactement comme elles devraient l’être.</p>
<p>Je voyais ma vie défiler devant mes yeux et je me disais que j’étais bien ingrate de ne pas être plus heureuse. Je me sentais coupable de ne pas apprécier pleinement ce que j’avais. Je me sentais parfois comme un funambule sur un long fil. Et surtout, je n’arrivais pas à mettre les mots sur ce que je vivais. Je ne comprenais pas d’où venait ce sentiment indescriptible qui me faisait remettre en question tous les aspects de ma vie.</p>
<p>Début 2018. C’est en discutant avec une amie qui était en visite à Rimouski que j’ai finalement compris. Elle m’a fait part d’une réflexion qu’elle avait elle-même eue en devenant maman : elle aimerait peut-être retourner s’établir en Gaspésie un jour, pour y élever ses enfants. Loin du bourdonnement de la ville. En l’entendant dire à voix haute ce que mon cœur tentait de me faire comprendre depuis un moment, c’est comme si le rideau qui couvrait mes yeux s’était finalement levé. Comme si les nuages qui obstruaient de façon sournoise le soleil s’étaient subitement volatilisés. Je comprenais enfin.</p>
<p>Retourner en Gaspésie. Me rapprocher de ma famille. Ralentir le rythme. Offrir la possibilité à mes enfants de grandir en milieu rural. Changer de mode de vie. Vivre autrement. Oserais-je?</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-5-convaincre/">Revenir en Gaspésie – Partie 5 : Convaincre</a></p>
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<a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-3-le-rapprochement/">Revenir en Gaspésie – Partie 3 : Le rapprochement</a></p>
<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 3 : Le rapprochement</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-3-le-rapprochement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:03:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’une de mes meilleures amies avait vécu une relation similaire à la mienne avec Montréal, mais avec Québec. Une session d’université et elle avait compris que ce n’était pas pour elle. Elle s’était alors établie à Rimouski, une ville que je n’avais jamais vraiment considérée. Une ville qui était, adolescente, dans le top 5 des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’une de mes meilleures amies avait vécu une relation similaire à la mienne avec Montréal, mais avec Québec. Une session d’université et elle avait compris que ce n’était pas pour elle. Elle s’était alors établie à Rimouski, une ville que je n’avais jamais vraiment considérée. Une ville qui était, adolescente, dans le top 5 des villes où je n’habiterais jamais. Mais j’ai appris au fil du temps à ne jamais dire jamais…</p>
<p>Je me souviens de la première fois que j’ai pris conscience du potentiel de Rimouski. Nous étions en décembre 2011 et nous revenions d’un temps des Fêtes en Gaspésie. La route pour s’y rendre avait été pénible : 2 h 30 pour sortir de l’île de Montréal, verglas sur l’autoroute 40 pour se rendre à Québec pour y prendre ma sœur au passage. Nous étions arrivés dans la Baie-des-Chaleurs pratiquement au petit matin, exténués d’avoir roulé toute la nuit. Nous devions repartir à peine Noël terminé, parce que mon amoureux travaillait. Ce ne sont malheureusement pas tous les employeurs qui sont sensibles au fait que ta famille habite à une journée de voyage!</p>
<p>Bref, en sortant de la Vallée de la Matapédia et en arrivant à Saint-Joseph-de-Lepage, là où aperçoit le fleuve pour la première fois, je me suis dit : et si on se rapprochait? Après tout, Rimouski n’était qu’aux portes de la Gaspésie (touristique!). Certes, mon image de Rimouski se limitait à ce que j’en connaissais, c’est-à-dire peu de choses. Pour tout dire, je ne connaissais pas du tout la ville et l’image que je me faisais des gens était la même que bien des Gaspésiens : les Rimouskois sont snobs. Pourtant, je peux vous garantir qu’après trois années passées à Montréal, les Rimouskois sont loin d’être snobs!</p>
<p><strong>L’appel du développement régional</strong></p>
<p>Malgré mon diplôme presque en poche, je ne me voyais plus devenir journaliste, pour différentes raisons personnelles. Et si je continuais les études? J’avais toujours été studieuse, mais je ne savais pas si j’avais vraiment ce qu’il me valait pour continuer aux cycles supérieurs à l’université. Mon amoureux devait aussi quitter son emploi, ce qui faisait en sorte que nous allions nous établir à Rimouski sans aucune stabilité financière.</p>
<p>J’étais donc à la croisée des chemins : à travers un printemps 2012 mouvementé, une question me hantait: quelle était la prochaine étape? Finalement, nous n’avons pas renouvelé le bail de notre appartement à Montréal et nous sommes « descendus » à Rimouski une fin de semaine pour repartir locataires d’un appartement dès l’été. Encore une fois, c’est sur un coup de tête que nous avons plongé.</p>
<p>Nous sommes partis de Montréal en juin. J’avais décidé de faire de mon obsession du territoire et de l’identité un enjeu de recherche universitaire : je débuterais un diplôme d’études supérieures spécialisées en développement régional et territorial en septembre à l’UQAR. Et mon amoureux? Un mois et demi après notre arrivée à Rimouski, il a décroché son emploi de rêve qu’il occupe encore aujourd’hui… Mais ce sera le sujet d’un autre texte!</p>
<p>Avec du recul, je comprends que je n’ai pas habité à Montréal dans une période de ma vie qui se prêtait nécessairement à ce déracinement. Malgré ce sentiment d’exil si intense, j’en garde aussi de bons souvenirs et j’ai fait des rencontres qui auront été déterminantes. J’y retourne aujourd’hui avec plaisir, pour des vacances ou en visite et je m’y sens bien : parce que je n’y suis pas prisonnière. Je peux dire que j’ai aimé habiter à Montréal pour apprendre à mieux connaître la ville. C’est assurément ce qui m’a été le plus utile par la suite, car j’ai appris à ouvrir mes œillères. Trop souvent, la méconnaissance d’un milieu nous fait en avoir peur et cultive les préjugés.</p>
<p>J’ai découvert des facettes de Montréal que je n’entendais pas dans les médias et que je ne connaissais pas lorsque j’étais en Gaspésie. J’ai aussi vu la Gaspésie sous un œil différent et j’ai tenté de comprendre comment l’image négative qu’on y associe trop souvent peut continuer de circuler. Je crois sincèrement que la compréhension des enjeux propres aux territoires et l’ouverture face à des réalités qui sont différentes sont les clés qui permettront d’assurer un développement optimal des régions ET des grandes villes du Québec. Mais c’est, encore aujourd’hui, un éternel débat…</p>
<p>Je suis arrivée à Rimouski avec l’impression d’avoir laissé derrière moi une période sombre qui m’aura permis de grandir, mais aussi avec la volonté de découvrir cette ville qui m’offrait la possibilité d’un milieu urbain à proximité du rural. Mais, surtout, à proximité de ma chère Gaspésie. Et j’ai sincèrement cru que je pourrais m’y plaire à long terme.</p>
<p>Jusqu’à ce que je devienne maman.</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
<p><a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-4-la-prise-de-conscience/">Revenir en Gaspésie – Partie 4 : La prise de conscience</a></p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-3-le-rapprochement/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 3 : Le rapprochement</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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		<title>Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 2 : Le déracinement</title>
		<link>https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-2-le-deracinement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joanie Robichaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 19:02:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gaspésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les personnes autour de moi, une fille me demande de quel endroit en Gaspésie. Étonnée qu’une personne s’y intéresse, je réponds « Caplan ». Je me sens obligée d’ajouter : « un petit village entre Carleton et Bonaventure ». « Oh, mais je connais, me répond-elle, ma cousine y a enseigné. Je viens de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-2-le-deracinement/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 2 : Le déracinement</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les personnes autour de moi, une fille me demande de quel endroit en Gaspésie. Étonnée qu’une personne s’y intéresse, je réponds « Caplan ». Je me sens obligée d’ajouter : « un petit village entre Carleton et Bonaventure ». « Oh, mais je connais, me répond-elle, ma cousine y a enseigné. Je viens de La Pocatière, ajoute-t-elle, mais je suis née à Rimouski », sent-elle le besoin de préciser. Il n’en fallait pas plus pour les deux filles de l’Est deviennent de grandes amies.</p>
<p>C’est pour des rencontres comme celles-ci que je ne regrette pas d’être allée à Montréal. J’y ai découvert un autre monde et d’autres perspectives. J’y ai agrandi mes horizons, mais je n’arrivais pas à y prendre goût. Même lorsque mon amoureux est venu m’y rejoindre, je ne m’y sentais pas tout à fait à l’aise. Toujours comme un poisson hors de l’eau.</p>
<p>Chaque fin de semaine, nous sortions de l’île pour nous promener aux alentours, là où l’horizon n’était pas teinté de gratte-ciels. Mon amoureux, impuissant, tentait tant bien que mal de m’aider à vaincre cette nostalgie qui s’était installée dans mon cœur. Il a placé des étoiles phosphorescentes pour illuminer le plafond de notre chambre, parce que je m’ennuyais du ciel étoilé. Il a enregistré le son des vagues qui se brisent sur la côte à la plage de Barachois pour que je puisse les écouter avant de m’endormir lorsque je m’ennuyais trop…</p>
<p>Dans le métro, dans les couloirs de l’université, dans la rue en plein milieu de la foule, tout me ramenait à la Gaspésie. En fait, je n’avais probablement jamais été aussi Gaspésienne que perdue au cœur de la métropole. Tous mes sujets de travaux universitaires portaient sur ma région et je suis devenue, malgré moi, défenderesse de l’information régionale. Ma mission : sensibiliser les futurs journalistes aux enjeux qui touchent notre province, en dehors des ponts de l’île de Montréal.</p>
<p><strong>Mauxtréal</strong></p>
<p>Peu à peu, je suis devenue obsédée par ce sentiment d’exil qui m’habitait si intensément. Loin de ma Gaspésie et loin de ma famille, je me sentais étouffée. Pour m’aider, j’écrivais. Des billets de blogue, un peu comme celui-ci, où je parlais de ma vie à Mauxtréal, comme je me plaisais à l’appeler. Par-dessus tout, j’essayais de comprendre. Comprendre pourquoi je n’étais pas heureuse, alors que d’autres l’étaient. J’avais cru que je m’habituerais à cette vie urbaine, celle qu’on nous présentait comme un idéal à atteindre, partout dans les médias autour de nous.</p>
<p>Et puis, j’ai fait une rencontre déterminante, qui m’a permis de comprendre. Qui m’a permis d’enfin mettre les mots sur ce sentiment qui m’habitait quand les larmes me venaient aux yeux lorsque je traversais le pont Jacques-Cartier, assise dans l’autobus voyageur qui me ramenait à Montréal. Parce que chaque occasion était bonne pour retourner en Gaspésie, malgré la distance et mon budget d’étudiante.</p>
<p>Dans le cadre d’un de mes cours, nous devions rencontrer une personnalité québécoise parmi une liste qu’on nous avait présentée. J’avais choisi Antonine Maillet, l’auteure derrière La Sagouine et plusieurs autres romans à saveur acadienne. Parce qu’au-delà de mon amour pour la Gaspésie, j’avais aussi un attachement profond pour l’Acadie. Comme la plupart des gens de la Baie-des-Chaleurs, ma famille est de descendance acadienne. Avec un nom de famille comme le mien, c’est assez facile à déduire d’ailleurs! Bref, j’ai sauté sur l’occasion de rencontrer cette grande dame de lettres, elle qui avait si intensément abordé le sujet de l’exil dans son très célèbre roman Pélagie-la-Charrette.</p>
<p>Par je ne sais quel miracle, j’ai finalement réussi à avoir une entrevue chez elle, à Montréal. Deux heures à discuter de sa vie et de son œuvre. Une chance inouïe pour la jeune étudiante en journalisme que j’étais. En discutant candidement de son rapport envers sa terre natale et Montréal, elle m’a lancé : « J’aime Montréal parce que je ne m’y sens pas prisonnière! », m’expliquant qu’elle retournait au Nouveau-Brunswick dès que l’envie l’en saisissait.</p>
<p>C’est à ce moment que j’ai compris que ma relation avec Montréal était teintée par cette obligation d’y être présente parce que j’y étudiais. J’ai donc pris la seule décision possible : j’allais quitter Montréal dès la fin de mes études. Et je reviendrais vers l’Est.</p>
<p><strong>Lire la suite</strong></p>
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<p><em>Cet article a initialement été publié en 2019 sur l&rsquo;ancien blogue MAMA Gaspésie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://joanierobichaud.com/revenir-en-gaspesie-partie-2-le-deracinement/">Revenir en Gaspésie &#8211; Partie 2 : Le déracinement</a> est apparu en premier sur <a href="https://joanierobichaud.com">JOANIE ROBICHAUD</a>.</p>
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